Animal Kingdom : Une famille toxique qui règne sur le crime
Au commencement, Animal Kingdom est un film australien sorti en 2010 et réalisé par David Michôd. Le long métrage a connu un véritable succès critique à sa sortie. Comme souvent dans ces cas-là, la production américaine en a fait une adaptation....
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Au commencement, Animal Kingdom est un film australien sorti en 2010 et réalisé par David Michôd. Le long métrage a connu un véritable succès critique à sa sortie. Comme souvent dans ces cas-là, la production américaine en a fait une adaptation. Il s’agit cette fois d’une série diffusée sur TNT entre 2016 et 2022, sur six saisons. Netflix l’a ensuite intégrée à son catalogue.
La série met en scène une matriarche toxique, à la limite de l’inceste symbolique, qui élève des gangsters à la pelle. Son petit-fils, qui vient de perdre sa mère victime d’une overdose d’héroïne, rejoint la famille pour apprendre les bases du métier.
Animal Kingdom : sous le règne de “Smurf”
La famille Cody est dirigée d’une main de maître par une certaine “Smurf”. La mère de cette bande de braqueurs entretient des liens très étroits avec ses rejetons, tous plus borderline les uns que les autres. Tous les membres de la famille vivent la plupart du temps dans une villa californienne avec une grande piscine et tout le lot de véhicules de luxe de circonstance.
“Smurf” domine la hiérarchie familiale. Mère ultra-protectrice, elle traite ses garçons comme des enfants. La situation familiale est étouffante : pas d’intimité, tout se sait. “Smurf” dirige les finances et ses garçons, ainsi que son petit-fils, se comportent souvent comme des adolescents tentant d’échapper à la surveillance parentale.
Mais ce n’est pas tout : “Smurf” entretient des relations très ambiguës avec les membres de sa famille. C’est en cela que la série — et surtout le film de David Michôd — deviennent intéressants. Au lieu de dérouler un simple récit d’action et de gangsters assez classique, Animal Kingdom, aussi bien chez Michôd que dans la série supervisée par Jonathan Lisco, explique la toxicité de chaque personnage par la toxicité originelle de cette matriarche qui a imposé le désordre au sein du clan à travers sa relation avec ses enfants.
Plus qu’un simple récit de gangsters, Animal Kingdom se dévoile être un véritable thriller psychologique.
Jonathan Lisco, le showrunner de la série, est un professionnel qui avait déjà collaboré sur plusieurs productions comme Southland, Halt and Catch Fire ou encore K-Ville. C’est donc un showrunner expérimenté.
L’histoire de la famille Cody s’inspire d’ailleurs d’une histoire vraie, avec plus ou moins de fidélité. Elle fait écho à une famille de gangsters australiens, les Pettingill, connus pour leurs activités criminelles dans les années 1970.
Animal Kingdom : du film à la série
Comme souvent, le passage du film à la série ne s’est pas fait sans quelques ajustements. La série reprend certains codes des productions américaines modernes en mettant davantage l’accent sur le spectacle et les braquages de la famille Cody. C’est aussi une histoire de “code” et de loyauté familiale.
Cependant, le scénario sombre et la toxicité familiale restent bien retranscrits dans la série, même si, sous l’effet de l’industrie du spectacle, certaines touches plus stupéfiants ont été ajoutées afin de ne pas perdre le grand public.
Le casting reste néanmoins solide. La série Animal Kingdom s’appuie sur un ensemble d’acteurs mêlant figures confirmées et talents révélés par la télévision. Dans le rôle de Joshua “J” Cody, Finn Cole s’était déjà fait remarquer dans Peaky Blinders, où il incarnait Michael Gray.
La matriarche Janine “Smurf” Cody est interprétée par Ellen Barkin, actrice reconnue du cinéma américain qui avait notamment joué dans Sea of Love aux côtés de Al Pacino. Shawn Hatosy, qui incarne le troublant Pope, était déjà connu pour son rôle dans Southland.
Le personnage de Craig est joué par Ben Robson, aperçu auparavant dans Vikings. Quant à Jake Weary, interprète de Deran Cody, il avait participé à des séries populaires comme Chicago Fire et Pretty Little Liars. Enfin, le rôle de Baz Blackwell est tenu par Scott Speedman, connu notamment pour la saga fantastique Underworld.
Ensemble, ces acteurs donnent à la série une forte intensité dramatique et contribuent à la profondeur psychologique du clan Cody.
Dans ce désordre ambiant, Animal Kingdom apparaît comme un “binge watching” tout à fait acceptable sur Netflix.