Baguette à 0,55€, croissant à 0,60€ : cette boulangère de Nice a vendu au prix de 1996

Et si, le temps d’un dimanche, on revenait à l’époque du franc ? C’est le pari qu’a tenté une boulangerie niçoise ce 13 septembre 2026, en vendant croissants et baguettes aux tarifs pratiqués il y a trente ans. Une initiative repérée selon...

Baguette à 0,55€, croissant à 0,60€ : cette boulangère de Nice a vendu au prix de 1996

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Baguette à 0,55€, croissant à 0,60€ : cette boulangère de Nice a vendu au prix de 1996

Et si, le temps d’un dimanche, on revenait à l’époque du franc ? C’est le pari qu’a tenté une boulangerie niçoise ce 13 septembre 2026, en vendant croissants et baguettes aux tarifs pratiqués il y a trente ans. Une initiative repérée selon Nice-Matin, qui a fait sourire autant qu’elle a fait réfléchir les clients du quartier du port.

Direction la boulangerie Eric Kayser, rue Cassini, à Nice. Sur le comptoir, une affichette annonçait la couleur : le croissant à 4 francs, soit 0,60 euro, et la baguette à 3,92 francs, soit 0,55 euro. De quoi économiser plus de la moitié du prix habituel, le temps d’une seule journée.

Une opération pour fêter les 30 ans de la Maison Kayser

Cette baisse stupéfiant n’a rien d’un hasard : elle célèbre les trente ans de la Maison Kayser, enseigne née à Paris en 1996. Pour l’occasion, plusieurs boutiques du réseau, dont six à Nice, ont accepté de jouer le jeu et d’aligner leurs prix sur ceux de l’époque, le temps d’un dimanche.

Alexandra Sansoni, qui dirige la boulangerie de la rue Cassini depuis trois ans, a constaté l’engouement dès l’ouverture à 7 heures. Les habitants du quartier, prévenus à l’avance, se sont rapidement massés devant le comptoir pour repartir avec leur baguette à prix cassé.

Le franc, un souvenir qui interroge sur l’inflation

Au-delà de l’aspect ludique, l’opération a aussi eu un effet miroir sur le pouvoir d’achat. Comme le résume la boulangère, « ça fait drôle de recauser du franc », tant l’écart avec les prix actuels donne le vertige à ceux qui ont connu cette monnaie disparue en janvier 2002.

Si les plus jeunes et les touristes de passage n’ont pas forcément mesuré l’ampleur de la hausse, les clients plus âgés, eux, ont pu constater de visu à quel point le prix du pain a grimpé en trois décennies. Une manière concrète, et gourmande, de visualiser l’inflation qui touche aussi bien la baguette que le croissant du matin.

Une parenthèse rétro, pas un nouveau tarif durable

Pas d’illusion à se faire : cette opération marketing ne concernait qu’une seule journée, et uniquement les boulangeries participantes. Dès le lendemain, les prix sont repassés à leur niveau habituel, bien loin des 55 et 60 centimes affichés ce dimanche-là.

Reste que l’initiative aura permis, l’espace de quelques heures, de faire redécouvrir aux clients niçois la valeur du franc et l’ampleur de la hausse des prix depuis le passage à l’euro. Un clin d’œil nostalgique qui, à en croire l’affluence dès l’ouverture, a visiblement trouvé son public.