"Il avait un peu peur de moi" : Anny Duperey explique ses débuts tendus avec Jean-Paul Belmondo

Figure incontournable du cinéma et de la télévision française, Anny Duperey a partagé l’affiche avec les plus grands au fil d’une carrière qui s’étend sur plus de cinq décennies. Parmi eux, Jean-Paul Belmondo, disparu en 2021, avec qui elle...

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Figure incontournable du cinéma et de la télévision française, Anny Duperey a partagé l’affiche avec les plus grands au fil d’une carrière qui s’étend sur plus de cinq décennies. Parmi eux, Jean-Paul Belmondo, disparu en 2021, avec qui elle a tourné le film Stavisky sous la direction d’Alain Resnais. Si, avec le temps, une forme d’estime et d’amitié s’est installée entre eux, leurs débuts ont été marqués par une certaine tension. Dans un entretien accordé à Télé Star, puis lors de son passage dans l’émission L'Invité diffusée le 13 février 2026 sur TV5 Monde, l’actrice est revenue sans détour sur cette période délicate, décrivant un climat initial empreint de méfiance.

Une rencontre sous haute tension

Interrogée par Télé Star, Anny Duperey expliquait que le courant n’était pas passé immédiatement avec celui que le public surnommait Bébel. "Il avait quand même un rapport un peu misogyne avec les femmes, ce qui n'était pas ma tasse de thé", confiait-elle au magazine. Elle décrivait une vision des femmes qui ne correspondait pas à sa propre conception de l’indépendance : "Il vivait alors avec une Italienne pulpeuse qui posait carrément ses seins sur la table. Bref, disons qu'il aimait bien les femmes 'coussins', pour ne pas dire autre chose." Face à ce modèle féminin qu’elle jugeait éloigné d’elle, la comédienne assumait sa différence : "Or, moi, j'étais une fille très libre, pas du tout 'poupée soumise'. Pour tout dire, je devais être le type de femme qui lui faisait peur". Une analyse qu’elle a réitérée sur le plateau de TV5 Monde.

"Il avait un peu peur de moi"

Dans L'Invité, Anny Duperey est revenue plus brièvement mais tout aussi franchement sur cette relation contrastée. "On ne s'est pas entendus tout de suite parce qu'il avait un peu peur de moi. Je devais être le genre de femme qui devait complètement le terrifier. J'étais un peu ce genre de femme-mec", a-t-elle déclaré face caméra. Avec le recul, elle décrit moins un conflit ouvert qu’un décalage de personnalités. Deux univers appelés à apprendre à se comprendre au fil du tournage.

Les scènes intimes et les abus dans le cinéma

Toujours sur le plateau de TV5 Monde, la mère de Sara Giraudeau a élargi la discussion aux conditions de travail des actrices. Notamment lorsqu’il s’agit de tourner des scènes intimes avec des partenaires parfois à peine rencontrés. "Ça m'est arrivé de dire bonjour et boum direct au plumard. Généralement ça se passait plutôt bien, sympathiquement", a-t-elle relaté. Mais la comédienne n’a pas éludé les dérives du milieu : "Je sais qu'il y a beaucoup d'abus dans ce milieu du cinéma. Je crois que j'étais privilégiée grâce à ce caractère de garçon. J'étais assez inattaquable. Je ne peux pas m'en vanter mais c'est comme ça". Un constat nuancé, entre reconnaissance d’une réalité problématique et conscience d’avoir été, selon ses mots, protégée par sa personnalité.