Jean, 29 ans, a fui les 1000 € de loyer en ville : aujourd’hui, 80 % de ses légumes viennent de son potager

Plus de 1 000 euros chaque mois pour vivre seul dans un appartement ou tout recommencer au milieu des oliviers ? À 29 ans, Jean a fait son choix. Il a quitté la ville pour rejoindre une propriété familiale située en province et transformer...

Jean, 29 ans, a fui les 1000 € de loyer en ville : aujourd’hui, 80 % de ses légumes viennent de son potager

REJOINDRE L'ÉQUIPE DE RÉDACTION

Tu penses avoir un don pour la rédaction ?
Contacte-nous dès maintenant pour rejoindre notre équipe de bénévoles.

POSTULER

REJOINDRE L'ÉQUIPE DE RÉDACTION

Tu penses avoir un don pour la rédaction ?
Contacte-nous dès maintenant pour rejoindre notre équipe de bénévoles.

POSTULER

REJOINDRE L'ÉQUIPE DE RÉDACTION

Tu penses avoir un don pour la rédaction ?
Contacte-nous dès maintenant pour rejoindre notre équipe de bénévoles.

POSTULER

Plus de 1 000 euros chaque mois pour vivre seul dans un appartement ou tout recommencer au milieu des oliviers ? À 29 ans, Jean a fait son choix. Il a quitté la ville pour rejoindre une propriété familiale située en province et transformer progressivement son quotidien. Le jeune homme qui avait jusque-là suivi une vie salariée classique a décidé de changer son destin. Il y a trois ans, il s’est installé définitivement sur cette propriété acquise par sa famille en 2020. Le coût du logement à Barcelone a largement accéléré sa décision, mais son projet allait rapidement dépasser la simple économie de loyer.

Plus de 1 000 euros de loyer en ville ont pesé dans son choix

Vivre seul dans la capitale catalane représentait une charge que Juan ne souhaitait plus assumer. Il explique : "J'étais à Barcelone et je devais payer plus de 1 000 euros par mois pour vivre seul dans un appartement. Je me suis dit : 'C'est mieux qu'à Barcelone, et je vais gagner ma vie ici". Sur la propriété familiale, il dispose désormais de huit oliveraies utilisées pour produire une huile d’olive extra vierge certifiée biologique.

Un potager complète cette production avec, selon les saisons, des oignons nouveaux, des blettes, du chou-fleur ou du brocoli. Le terrain possède également des orangers, des poiriers, des plaqueminiers et des néfliers âgés de plus de trente ans. Cette organisation répond à son souhait de dépendre moins des achats extérieurs.

Son potager fournit désormais 80 % de ses légumes

L’autonomie recherchée dépasse son alimentation. En effet, la propriété possède ses propres équipements pour répondre à plusieurs besoins quotidiens. Jean précise : "Nous produisons notre électricité grâce à des panneaux solaires, notre eau provient directement de la terre et 80 % de nos légumes viennent de notre potager". Produire davantage ne signifie toutefois pas vivre sans revenus.

Jean a donc développé plusieurs activités en parallèle de l’huile d’olive. Avec une camionnette achetée 2000 euros, il transporte notamment des animaux ou des marchandises, réalise des déménagements et vend du bois de chauffage. Cette diversification répond aussi aux possibilités qu’il dit avoir trouvées dans cette zone rurale. La campagne lui permet donc de répartir ses revenus entre plusieurs missions et la production issue de la propriété.

Son rapport aux dépenses a changé depuis son départ de Barcelone

Juan mesure particulièrement la différence lorsqu’il retourne en ville pour voir ses amis comme le précise Marie France. Restaurants, boissons et sorties peuvent rapidement représenter une somme comparable à plusieurs jours de dépenses dans son nouveau quotidien. "Quand je vais à Barcelone voir mes amis, si on sort dîner, boire un verre, etc., on dépense plus de 100 ou 150 euros en un week-end, et ça suffit peut-être pour deux semaines ici", explique-t-il.

Une partie de cette différence vient directement de ce qu’il produit sur son terrain. Les légumes du potager, l’huile d’olive, l’eau issue de la propriété et l’électricité fournie par les panneaux solaires réduisent plusieurs dépenses courantes. Jean envisage maintenant d’augmenter les volumes de certains fruits et légumes afin d’en vendre une partie. Trois ans après son départ de Barcelone, sa propriété n’est donc plus seulement son lieu de résidence. Comme l'explique TF1 Info, la vie rurale a de nombreux avantages.