Kerchak met « Fiak » au défi

Kerchak s’impose comme l’une des figures les plus singulières de la nouvelle génération. Originaire du 92 et ayant grandi à Bois-Colombes, le rappeur a très tôt façonné une identité à contre-courant. Son esthétique, à la fois froide et percutante,...

Kerchak met « Fiak » au défi

REJOINDRE L'ÉQUIPE DE RÉDACTION

Tu penses avoir un don pour la rédaction ?
Contacte-nous dès maintenant pour rejoindre notre équipe de bénévoles.

POSTULER

REJOINDRE L'ÉQUIPE DE RÉDACTION

Tu penses avoir un don pour la rédaction ?
Contacte-nous dès maintenant pour rejoindre notre équipe de bénévoles.

POSTULER

REJOINDRE L'ÉQUIPE DE RÉDACTION

Tu penses avoir un don pour la rédaction ?
Contacte-nous dès maintenant pour rejoindre notre équipe de bénévoles.

POSTULER

Kerchak s’impose comme l’une des figures les plus singulières de la nouvelle génération. Originaire du 92 et ayant grandi à Bois-Colombes, le rappeur a très tôt façonné une identité à contre-courant. Son esthétique, à la fois froide et percutante, doit beaucoup à ses liens étroits avec l’Angleterre et Londres, qu’il fréquente régulièrement. Là où une partie du rap français peut parfois sembler linéaire, Kerchak injecte une énergie nerveuse, nourrie par la drill britannique, et la traduit en morceaux incisifs accompagnés de visuels audacieux, où se mêlent humour, second degré et effets spéciaux maîtrisés.

Artiste à la plume provocatrice, Kerchak avait déjà marqué les esprits avec le visuel « D », dans lequel il célébrait l’incarcération de Nicolas Sarkozy. On y entendait le célèbre discours de l’ancien président évoquant sa volonté de « nettoyer un quartier au Karcher », un extrait détourné pour souligner l’ironie et la charge symbolique du morceau.

Il revient aujourd’hui avec le visuel « Fiak », extrait de son nouveau projet « 34 », un opus dense porté par des collaborations avec L2B, Naza, Franklin, Himra, Jolagreen23 et ElGrandeToto. De passage chez Planète Rap, il a confié à Fred de Skyrock qu’il préparait un, voire deux nouveaux projets avant la fin de l’année, annonçant au passage des featurings « stratosphériques » dont il garde encore le secret.

Kerchak met « Fiak » au défi

Sur le plan musical, « Fiak » repose sur une production millimétrée signée par le quatuor WaveMakers, Pandrezz, Epektase et P.Prod. Habitués à collaborer ensemble, Pandrezz et Epektase s’étaient déjà illustrés sur « Bécane » de Yamê, titre décisif dans l’ascension de ce dernier. Le collectif WaveMakers, composé de Wavy-n, Kayne et Tyron808, s’est également distingué aux côtés de Niska, Niro et Maes. Résultat : une instrumentale électrique, tendue, presque suffocante, sur laquelle Kerchak évolue avec aisance, glissant ses punchlines dans les interstices du beat.

Le ton est volontairement provocateur, à l’image de ces lignes :

« J’veux son cav’, mais j’vais la tej
Même s’il y en a dans sa tête, j’en ai rien à foutre, j’veux sa teuch »

Réalisé par William Thomas, le clip prolonge cette énergie brute en mettant en scène un concours autour de « Fiak », concept qui renforce l’interaction avec le public. Le réalisateur s’était récemment illustré avec « Casanova » de Soolking en collaboration avec Lola Indigo et RVFV, ainsi qu’avec « Poto » de Wejdene, confirmant son affinité avec des univers visuels forts et immédiatement identifiables.