Bourse : plus d’1 Français sur 10 consulte ChatGPT avant d’investir, malgré les risques

Investir en Bourse, de plus en plus de Français sont tentés. Et aujourd’hui demander conseil à une intelligence artificielle avant d’acheter une action est une  pratique qui séduit de plus en plus de Français. Selon BFM, plus de 10% des épargnants...

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Bourse : plus d’1 Français sur 10 consulte ChatGPT avant d’investir, malgré les risques

Investir en Bourse, de plus en plus de Français sont tentés. Et aujourd’hui demander conseil à une intelligence artificielle avant d’acheter une action est une  pratique qui séduit de plus en plus de Français. Selon BFM, plus de 10% des épargnants tricolores s’appuient désormais sur des outils comme ChatGPT pour orienter leurs décisions de placement. Une tendance qui inquiète les autorités financières.

Arthur Souar, commerçant de 32 ans interrogé par nos confrères, dévoile ainsi : « Avant chaque achat d’action, je demande à ChatGPT ce qu’il en pense ». L’IA générative d’OpenAI intervient sur la quasi-totalité de son portefeuille, avant même l’avis de son conseiller en gestion de patrimoine.

11% des Français utilisent l’IA pour placer leur argent en Bourse

C’est le chiffre révélé par une étude de l’Autorité des marchés financiers (AMF) publiée en février dernier. Environ 11% des Français consultent une intelligence artificielle comme source d’information avant d’effectuer un placement, notamment en Bourse. Cette pratique vient généralement compléter les conseils d’un établissement financier ou des recherches personnelles, sans forcément s’y substituer entièrement.

L’attrait est facile à comprendre : accès gratuit, réponses instantanées et personnalisées, et une impression de maîtriser ses investissements sans intermédiaire. Mais cette accessibilité cache des angles morts que peu d’utilisateurs anticipent.

Pourquoi l’IA n’est pas un bon conseiller financier

Le gendarme boursier tempère l’enthousiasme. Le recours à l’IA « ne garantit ni la fiabilité des analyses, ni la performance des investissements », rappelle France Mayer, directrice des relations avec les épargnants au sein de l’AMF. Les algorithmes se basent sur des scénarios passés, sans aucune certitude qu’ils se reproduiront à l’avenir.

Autre écueil pointé par Marie Brière, responsable de la recherche investisseur chez Amundi : les modèles ont tendance à conforter l’utilisateur dans ses choix plutôt qu’à le contredire, quitte à générer des réponses inexactes lorsqu’ils ne savent pas répondre. Contrairement à un conseiller bancaire régulé, l’intelligence artificielle n’est tout simplement pas conçue pour agir dans l’intérêt de son utilisateur.

Des biais cachés qui orientent vos choix

Les IA génératives sont entraînées sur d’immenses corpus de données, où certains secteurs sont surreprésentés. La tech américaine en tête, ce qui peut pousser les modèles à privilégier les actions des États-Unis au détriment des entreprises françaises ou européennes. Un enjeu de souveraineté que soulève directement Marie Brière, à l’heure où l’Europe cherche à encourager l’investissement sur son propre territoire.

Bourse : comment se protéger avant d’investir

Avant de suivre une recommandation générée par IA, quelques réflexes s’imposent : croiser l’information avec des sources fiables, ne jamais transmettre de données financières sensibles à un chatbot, et se méfier des plateformes de trading automatisées qui promettent des rendements trop alléchants sur les réseaux sociaux. En cas de mauvais conseil, aucun mécanisme de médiation n’existe, contrairement aux intermédiaires financiers agréés.

Les marchés restent par nature imprévisibles, rappelle l’AMF : aucun outil, aussi sophistiqué soit-il, ne peut garantir la performance future d’un placement.

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