France Travail piraté : 1,6 million de Français exposées, “une machine à broyer les chômeurs INCAPABLE de protéger nos données”, jugent les internautes
L’année 2025 s’achève comme elle a commencé : sous le signe de la cybermalveillance. Après plusieurs incidents déjà recensés ces derniers mois, notamment en octobre, France Travail se retrouve en effet une nouvelle fois dans la tourmente. Ce...
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L’année 2025 s’achève comme elle a commencé : sous le signe de la cybermalveillance. Après plusieurs incidents déjà recensés ces derniers mois, notamment en octobre, France Travail se retrouve en effet une nouvelle fois dans la tourmente. Ce lundi 1er décembre, l’agence nationale et le réseau des Missions Locales ont ainsi appelé leurs usagers à redoubler de vigilance après la détection d’un nouvel acte malveillant. Selon les 1ères informations, les données personnelles d’environ 1,6 million de jeunes accompagnés ou préinscrits via l’outil Ouiform auraient été consultées et sont susceptibles d’être divulguées.
Comment les pirates ont-ils réussi à infiltrer le système ?
Les 1ères investigations menées par France Travail dévoilent un mode opératoire inquiétant. Le compte d’un responsable de gestion de compte (RGC) au sein d’une mission locale aurait en effet été piraté. Grâce aux droits associés à ce compte, l’assaillant a ainsi pu créer deux nouveaux accès via le service ProConnect.
Ce qui lui a ouvert les portes des outils métier et permis la consultation des dossiers de jeunes suivis. Les trois comptes concernés ont donc été immédiatement suspendus dès la découverte de l’incident, mais le mal pourrait déjà être fait.
Données potentiellement compromises : qui est concerné ?
Les informations consultées sont particulièrement sensibles. Les personnes potentiellement touchées pourraient en effet voir exposés leur nom et prénom, date de naissance, numéro de sécurité sociale, identifiant France Travail, adresses mail et postale, numéros de téléphone. France Travail insiste cependant sur un point rassurant : aucun mot de passe ni aucune donnée bancaire n’a été compromis. Des éléments qui ne sont jamais demandés par l’agence, ce qu’elle rappelle fermement pour éviter les arnaques.
Attention au phishing et à l’usurpation d’identité
Face à la possibilité de fuites massives, France Travail et les Missions Locales invitent les personnes concernées à faire preuve d’une vigilance accrue. Elles seront informées individuellement dans les plus brefs délais. Les usagers doivent particulièrement se méfier des mails frauduleux, des appels suspects, de toute demande de coordonnées bancaires ou de mots de passe, totalement prohibée par les services publics.
De nouvelles mesures mises en place
Consciente d’être une cible privilégiée pour les cybercriminels, France Travail affirme avoir déjà renforcé ses processus internes. Avec l’ouverture de son système d’information à ses partenaires dans le cadre de la loi pour le plein emploi, une double authentification systématique est désormais imposée à l’ensemble des collaborateurs. Dès à présent, l’agence prévoit également une sensibilisation obligatoire tous les six mois pour les partenaires. Ce qui conditionne l’accès à ses outils, en plus de la formation obligatoire destinée aux RGC. L’Union nationale des Missions Locales confirme d’ailleurs sa mobilisation sur les enjeux de cybersécurité.
Une réponse officielle aux autorités
Pour respecter la loi et assurer la transparence, France Travail a immédiatement signalé l’incident à l’ANSSI, notifié la CNIL et prévoit de déposer plainte auprès des autorités judiciaires. Une démarche indispensable pour tenter de limiter l’impact d’un incident qui, malheureusement, s’inscrit dans une année 2025 marquée par une recrudescence alarmante des cyberattaques.