Gabriel Attal promet une réponse ferme face aux gens du voyage "qui revendiquent quasiment de bafouer le droit"

Alors que la campagne présidentielle continue de s'intensifier, Gabriel Attal poursuit son tour de France malgré la période estivale. Le secrétaire général de Renaissance a en effet choisi la Vendée pour présenter une série de mesures destinées...

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Alors que la campagne présidentielle continue de s'intensifier, Gabriel Attal poursuit son tour de France malgré la période estivale. Le secrétaire général de Renaissance a en effet choisi la Vendée pour présenter une série de mesures destinées à lutter contre les installations illégales des gens du voyage. Un phénomène qui, selon lui, pèse chaque année sur de nombreuses communes, confrontées à l'occupation de terrains de sport, de parkings ou encore de terres agricoles.

Gabriel Attal dénonce des occupations illégales répétées

Dans un entretien accordé au Figaro, l'ancien Premier ministre estime que la situation actuelle ne peut plus durer. Il affirme en effet que certaines installations se font en violation des règles en vigueur et regrette que des convois puissent, selon lui, « revendiquer quasiment de bafouer le droit ». Tout en précisant qu'il respecte tous les modes de vie, Gabriel Attal insiste sur un principe qu'il juge essentiel : chacun doit respecter les lois de la République. Ainsi, le candidat considère que cette question ne doit plus être un angle mort de l'action publique. Il souhaite donc faire de ce dossier un axe fort de son programme présidentiel, avec un objectif affiché : donner davantage de moyens aux collectivités pour prévenir les occupations illégales.

Une déclaration préalable beaucoup plus encadrée

Pour atteindre cet objectif, Gabriel Attal propose une évolution profonde de la législation. En effet, il reprend plusieurs dispositions d'une proposition de loi adoptée au Sénat en février, tout en souhaitant aller plus loin. Concrètement, les installations de convois seraient conditionnées à une déclaration préalable beaucoup plus détaillée. Celle-ci devrait notamment préciser l'itinéraire, les communes traversées, les dates d'arrivée et de départ, le nombre de véhicules présents, le responsable du convoi, ainsi que les besoins en eau, en électricité et les garanties d'assurance. Selon lui, ce dispositif s'inspirerait du fonctionnement déjà appliqué à certaines manifestations.

Un registre national pour suivre les convois

Par ailleurs, Gabriel Attal défend également la création d'un registre national obligatoire pour les convois composés d'au moins vingt caravanes. Cette base de données permettrait aux autorités de disposer d'un historique des passages. L'objectif serait notamment de pouvoir refuser l'installation d'un convoi ayant accumulé des infractions lors de précédents déplacements. Le candidat estime qu'un tel outil offrirait une meilleure coordination entre les collectivités locales et les services de l'État, tout en renforçant la prévention des occupations illégales.

Des évacuations accélérées en cas d'occupation illégale

Enfin, Gabriel Attal souhaite renforcer les pouvoirs des préfets afin de raccourcir les délais d'évacuation. Il propose la création d'un « délit de maintien illicite » pour sanctionner les personnes qui resteraient sur un terrain malgré une décision de quitter les lieux. Toutefois, sa réforme prévoit également une procédure d'urgence permettant d'obtenir une décision judiciaire en quarante-huit heures maximum lorsqu'un recours est déposé. Pour le candidat à l'élection présidentielle, cette « révolution du droit » permettrait de répondre plus efficacement aux attentes des élus locaux, tout en affirmant une ligne de fermeté sur le respect des règles républicaines.