Kirk Douglas, l’humaniste derrière la légende

A vrai dire, on n’apprend pas grand-chose, dans ce documentaire très hagiographique de 2016, qu’on ne sache déjà sur Kirk Douglas, disparu en 2020 à l’âge de 103 ans. On sait déjà à peu près tout de cette star de cinéma qui naquit dans une...

Kirk Douglas, l’humaniste derrière la légende

REJOINDRE L'ÉQUIPE DE RÉDACTION

Tu penses avoir un don pour la rédaction ?
Contacte-nous dès maintenant pour rejoindre notre équipe de bénévoles.

POSTULER

REJOINDRE L'ÉQUIPE DE RÉDACTION

Tu penses avoir un don pour la rédaction ?
Contacte-nous dès maintenant pour rejoindre notre équipe de bénévoles.

POSTULER

REJOINDRE L'ÉQUIPE DE RÉDACTION

Tu penses avoir un don pour la rédaction ?
Contacte-nous dès maintenant pour rejoindre notre équipe de bénévoles.

POSTULER

A vrai dire, on n’apprend pas grand-chose, dans ce documentaire très hagiographique de 2016, qu’on ne sache déjà sur Kirk Douglas, disparu en 2020 à l’âge de 103 ans. On sait déjà à peu près tout de cette star de cinéma qui naquit dans une famille pauvre, juive, venue aux Etats-Unis pour fuir les pogroms ukrainiens. De cet acteur généreux, qui pouvait aussi bien jouer la force que la folie.

Mais le film rappelle aussi qu’il fut, avec son ami Burt Lancaster, l’un des 1ers acteurs à se sortir du système des grands studios pour devenir producteur de films qui lui tenaient à cœur – des œuvres qui défendaient des valeurs que les Américain·es appellent “progressistes” (Les Sentiers de la gloire, Spartacus, Vol au-dessus d’un nid de coucou, etc.) et remettre à leur machine à écrire les scénaristes blacklistés par la chasse aux sorcières anticommuniste des années 1950.

Et qu’il eut le courage, toujours comme Lancaster, d’interpréter des personnages vulnérables, fragiles. L’un des plus beaux moments du docu est celui où, dans Apostrophes, Douglas explique en français à Bernard Pivot qu’il s’était engueulé à ce sujet avec John Wayne, qui lui reprochait d’avoir joué un personnage “faible et homosexuel” dans le génial La Vie passionnée de Van Gogh de Minnelli (1956) et prétendait qu’ils devaient jouer des rôles d’hommes, machos et forts.

Douglas lui répondit : “John, tu n’es pas ‘John Wayne’, tu es un être humain qui joue un rôle !” Chapeau !

Kirk Douglas, l’indompté d’Hubert Attal (Fr., 2016, 53 min). Sur Arte le 9 mai à 22h35 et sur arte.tv jusqu’au 6 août