L’Algérino et Lynda dévoilent « Bottega », le nouveau tube de l’été ?

Si une partie du grand public et des plus jeunes générations a véritablement redécouvert L’Algérino grâce au phénomène « 13’Organisé », les amateurs de rap savent que le Marseillais fait partie des figures installées de la scène française depuis...

L’Algérino et Lynda dévoilent « Bottega », le nouveau tube de l’été ?

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Si une partie du grand public et des plus jeunes générations a véritablement redécouvert L’Algérino grâce au phénomène « 13’Organisé », les amateurs de rap savent que le Marseillais fait partie des figures installées de la scène française depuis plus de vingt ans. Né à Marseille et d’origine algérienne, il attire très tôt l’attention de Akhenaton, qui le signe sur son label 361 Records au début des années 2000. À contre-courant d’une époque où le rap reste encore très codifié, L’Algérino choisit rapidement de construire une identité plus ouverte, en laissant une place importante aux mélodies. À cette période, le R&B est pratiquement le seul courant du hip-hop où le chant occupe une place centrale. Quelques années plus tard, les rappeurs s’approprieront progressivement cette dimension mélodique, comme l’illustrait déjà Rohff dans « On fait les choses » : « La vague R’n’B, je la ferais mieux chanter dans sa chambre. »

En associant pop, raï, rap et influences latines, L’Algérino s’impose comme l’un des véritables précurseurs de cette évolution musicale. Bien avant que les refrains chantés ne deviennent la norme dans le rap français, il avait déjà bâti son identité autour de morceaux fédérateurs et accessibles au plus grand nombre. Cette vision artistique lui permettra de traverser les époques et de connaître un second souffle lorsque le rap mélodique s’imposera définitivement dans les classements. Lors de son passage dans « Légendes Urbaines » en 2021, Juliette Fievet rappelait d’ailleurs que l’artiste totalisait déjà plus de 2,4 milliards de vues sur l’ensemble de son répertoire. Une longévité qui s’explique aussi par sa capacité à collaborer avec plusieurs générations d’artistes, de Soprano, Alonzo ou Sinik jusqu’à SCH, Jul, Fianso, Lacrim, Naps, Soolking, Heuss L’Enfoiré ou encore Lartiste. Au fil des années, il a multiplié les succès populaires avec « Va Bene », « Les Menottes », « Adios », « Si tu savais », « Marrakech Saint-Tropez », « Panama » ou encore « Les Princes de la Ville ».

Au cours de cette même entrevue, accordée à l’approche de la sortie de son album Moonlight, L’Algérino revient sur une évolution profonde de l’industrie musicale. Selon lui, les artistes de sa génération étaient largement dépendants des radios, qui privilégiaient les singles plutôt que les albums. Ironiquement, celui qui a largement contribué à populariser les morceaux mélodiques est aussi l’un des 1ers rappeurs français à avoir pleinement subi cette logique. Là où des classiques comme « L’École du micro d’argent » d’IAM ou « Paris sous les bombes » de NTM étaient pensés comme de véritables œuvres cohérentes, une grande partie des projets contemporains ressemble davantage à une succession de titres conçus pour exister individuellement sur les plateformes de streaming.

Habitué à livrer des morceaux fédérateurs, L’Algérino revient aujourd’hui avec « Bottega », en compagnie de Lynda. En seulement une semaine d’exploitation, le morceau dépasse déjà le million de vues et réunit tous les ingrédients d’un potentiel tube de l’été. Une recette que le rappeur maîtrise depuis longtemps et qui pourrait bien lui offrir un nouveau succès populaire.

L’Algérino et Lynda dévoilent un sérieux candidat au tube de l’été avec « Bottega »

La production est signée Bonkai, qui propose une instrumentale aux fortes influences baile funk. Entre percussions nerveuses, tempo soutenu et mélodie immédiatement accrocheuse, le morceau possède une efficacité redoutable. Lynda et L’Algérino se répondent tout au long du titre dans un duo homme-femme qui rappelle les grandes réussites de Lartiste, notamment « Chocolat » et « Mafiosa ». Depuis plusieurs années, cette formule fait régulièrement ses preuves lorsqu’il s’agit de créer des hits estivaux capables de séduire un très large public.

Le discours reste volontairement léger. Les deux artistes célèbrent l’amour, les vacances, les soirées en bord de mer et l’insouciance de l’été. Une thématique qui s’inscrit dans la tradition des morceaux estivaux, où la musique urbaine laisse souvent de côté les sujets les plus graves pour privilégier l’évasion et le divertissement.

Le clip est signé Nono et Zaka La Vista. Tourné sur le littoral, il met en scène une luxueuse voiture turquoise, parfaitement assortie à la chemise portée par L’Algérino, tandis que le rappeur prend également les commandes d’un zodiac au fil de plusieurs séquences. Habitué des productions grand public, Nono a notamment réalisé les clips « Mi Amor » de Gims et XVI, « Madame » de Rohff et Lyna Mahyem, « Mehlich » de GLK ou encore « Blood » de Zeg P et Timar. De son côté, Zaka La Vista est notamment à l’origine du clip « Un jour, j’aurai » de Jul.

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