Meta paie 16 milliards de dollars : ce qui change pour les mineurs sur Instagram et Facebook
Le groupe Meta va devoir mettre la main au portefeuille. Selon Le Monde.fr, la maison mère d’Instagram et de Facebook a trouvé un accord avec plusieurs Etats américains qui l’accusaient d’avoir favorisé une dépendance des jeunes utilisateurs...
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Le groupe Meta va devoir mettre la main au portefeuille. Selon Le Monde.fr, la maison mère d’Instagram et de Facebook a trouvé un accord avec plusieurs Etats américains qui l’accusaient d’avoir favorisé une dépendance des jeunes utilisateurs à ses plateformes. A la clé, une facture qui dépasse les 16 milliards de dollars et de nouvelles restrictions pour les comptes de mineurs.
Cet accord met fin à une procédure judiciaire suivie de près des deux côtés de l’Atlantique. Plusieurs procureurs généraux américains reprochaient à Meta d’avoir conçu ses applications de façon à maximiser le temps passé en ligne par les adolescents, sans suffisamment protéger leur santé mentale.
Un accord à plus de 16 milliards de dollars
Le montant de la transaction, révélé par Le Monde.fr, en fait l’un des règlements les plus élevés jamais consentis par une entreprise technologique dans ce type de dossier. Cette somme doit permettre de clore les poursuites engagées par les Etats plaignants sans passer par un procès.
En parallèle de ce paiement, Meta s’engage à modifier concrètement le fonctionnement d’Instagram et de Facebook pour les comptes identifiés comme appartenant à des mineurs.
Instagram limité à deux heures et coupé la nuit
Concrètement, les jeunes utilisateurs verraient leur temps d’utilisation quotidien plafonné, autour de deux heures par jour selon les informations reprises par plusieurs médias. L’application deviendrait également inaccessible durant certaines heures de la nuit, période jugée particulièrement propice à un usage excessif chez les adolescents.
L’objectif affiché par Meta est de limiter les usages nocturnes et les sessions à rallonge, régulièrement pointés du doigt par les associations de protection de l’enfance et par des études sur le sommeil des jeunes.
Ces mesures s’appliqueront-elles en France ?
Pour l’instant, cet accord concerne spécifiquement les Etats américains à l’origine de la procédure. Rien n’indique à ce stade que ces nouvelles règles seront automatiquement étendues à la France ou au reste de l’Europe, où le cadre légal sur les données des mineurs diffère déjà.
L’Union européenne dispose de ses propres textes, notamment le règlement sur les services numériques (DSA), qui impose déjà des obligations à Meta concernant la protection des utilisateurs mineurs. Il faudra donc suivre la communication officielle du groupe pour savoir si ces limitations seront déployées au-delà des Etats-Unis.
Pourquoi ce dossier fait date
Au-delà du montant, cet accord illustre la pression croissante exercée sur les géants des réseaux sociaux au sujet de leur impact sur les plus jeunes. Depuis plusieurs années, Meta fait l’objet de critiques répétées sur la conception addictive de ses algorithmes, notamment via des témoignages internes rendus publics lors de précédentes affaires judiciaires.
Pour les familles, ce type d’accord ne change rien dans l’immédiat en France, mais il pourrait accélérer une évolution plus large des règles d’usage imposées aux plateformes pour les comptes de mineurs, à surveiller dans les prochains mois.