Retraite : "Tout le monde est vraiment surpris", mauvaise nouvelle, cette taxe va coûter très cher aux Français qui vivent à la frontière suisse
À l'approche de l'élection présidentielle de 2027, le débat sur les retraites fait couler beaucoup d'encre. Tandis que certains candidats sont favorables à l'idée de repousser l'âge légal de départ, d'autres défendent au contraire un maintien,...
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À l'approche de l'élection présidentielle de 2027, le débat sur les retraites fait couler beaucoup d'encre. Tandis que certains candidats sont favorables à l'idée de repousser l'âge légal de départ, d'autres défendent au contraire un maintien, voire un retour, à un âge de départ plus précoce. Alors que les discussions s'enchaînent, une nouvelle mesure pourrait particulièrement inquiéter les travailleurs frontaliers. Selon les informations de Capital, une contribution visant les hauts revenus, aurait été mise en place en 2026. Et celle-ci pourrait avoir des conséquences pour certains retraités frontaliers.
Un choix de retraite qui pourrait coûter cher
D'après France 3, les travailleurs frontaliers qui s'apprêtent à partir à la retraite ont visiblement la possibilité de percevoir leurs prestations sous forme de capital, en une seule fois ou en plusieurs versements. Mais ce choix pourrait avoir des conséquences fiscales importantes. En effet, les frontaliers qui optent pour un versement sous forme de capital sont susceptibles de faire entrer leur foyer fiscal dans la tranche d'imposition des hauts revenus en France, rapportent nos confrères. Résultat : certains pourraient être concernés par une taxe supplémentaire, la contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR).
Les hauts revenus particulièrement concernés
Toujours selon Capital, cette mesure concerne les contribuables dont le revenu fiscal de référence dépasse 250 000 euros pour une personne seule, veuve ou divorcée, et 500 000 euros pour un couple soumis à une imposition commune. Une annonce qui passe mal auprès de nombreux travailleurs frontaliers exerçant en Suisse. Michel Rivière, président de l'Amicale des frontaliers, évoque une véritable surprise, accompagnée d'une certaine colère. Selon lui, le problème vient notamment de la manière dont ces sommes sont prises en compte par le fisc français. Il estime qu'il ne devrait pas s'agir d'un revenu, puisqu'elles correspondent à des montants pour lesquels les travailleurs et employeurs ont cotisé.
Un exemple qui illustre l'impact de la mesure
Face aux inquiétudes exprimées par plusieurs travailleurs, Michel Rivière évoque le cas d'une retraitée ayant quitté la vie active en 2025. Après avoir choisi de percevoir son deuxième pilier suisse sous forme de capital, pour un montant d'environ 350 000 euros, elle aurait dû s'acquitter de près de 99 000 euros d'impôts supplémentaires. Une situation qui illustre les conséquences potentielles de la CDHR. Pour éviter ce mécanisme, la perception sous forme de rente peut apparaître comme une alternative. Mais cette option pourrait aussi avoir des effets inattendus. Certains frontaliers pourraient ainsi être tentés de s'installer directement en Suisse, où ils travailleraient et résideraient.