“Miracle” : Francis Lung partage un album cathartique

En 2019, l’ex-WU LYF Francis Lung avait fait de son 1er album solo, A Dream Is U, une collection de pop songs capables d’être entonnées le cœur léger. Il y avait du romantisme dans I Do Believe in U, de l’insouciance dans Up and Down, une volonté...

“Miracle” : Francis Lung partage un album cathartique

REJOINDRE L'ÉQUIPE DE RÉDACTION

Tu penses avoir un don pour la rédaction ?
Contacte-nous dès maintenant pour rejoindre notre équipe de bénévoles.

POSTULER

REJOINDRE L'ÉQUIPE DE RÉDACTION

Tu penses avoir un don pour la rédaction ?
Contacte-nous dès maintenant pour rejoindre notre équipe de bénévoles.

POSTULER

REJOINDRE L'ÉQUIPE DE RÉDACTION

Tu penses avoir un don pour la rédaction ?
Contacte-nous dès maintenant pour rejoindre notre équipe de bénévoles.

POSTULER

En 2019, l’ex-WU LYF Francis Lung avait fait de son 1er album solo, A Dream Is U, une collection de pop songs capables d’être entonnées le cœur léger. Il y avait du romantisme dans I Do Believe in U, de l’insouciance dans Up and Down, une volonté d’évoluer à l’écart des turbulences du monde sur I Wanna Live in My Dreams.

Deux ans plus tard, Miracle s’entend comme un contre-pied parfait à cette débauche de sentiments extatiques : c’est le disque d’un artiste revenu de tout (de la surconsommation de drogues, de problèmes relationnels, de l’anxiété…), qui se libère de ses erreurs pour mieux les assumer. Avec, toujours, cette voix semblable à celle d’un Paul McCartney coincé dans sa vingtaine et ce sens des harmonies piqué à Brian Wilson.

Deux modèles a priori indépassables dont les œuvres nourrissent les chansons du Mancunien, jamais totalement mélancolique mais toujours intelligemment mélodique. “Don’t you cry for me”, prévient-il, la voix aussi fragile que vibrante, sur Empty Playgrounds, Broken Swings. Un souhait qui en dit long sur ces treize morceaux, touchants sans être larmoyants, attrape-cœurs sans jamais tomber dans la facilité.

Cet équilibre constant entre la spontanéité et l’orfèvrerie en dit également beaucoup sur la faculté de Francis Lung à traduire son mal-être dans des tubes d’indie pop. Ce savoir-faire mélodique demande évidemment une vraie discipline, une vision presque savante du son. Et pourtant, Miracle semble comme irradié par une éternelle juvénilité, une désinvolture qui laisse à penser que ce deuxième album n’est en rien la fin du rêve entamé sur le précédent, seulement la promesse d’un autre monde, peut-être plus angoissant, mais tout aussi riche en émotions.

Miracle Memphis Industries/Bertus. Sortie le 18 juin