"On a trop de fonctionnaires" : Sarah Knafo veut supprimer 800.000 postes pour réduire les dépenses publiques, "ça, ça fait une économie annuelle de 40 milliards d'euros par an"

Alors que la dette et les dépenses publiques occupent une place centrale dans le débat politique, Sarah Knafo avance une solution pour le moins stupéfiant. La députée européenne et secrétaire générale de Reconquête défend en effet une réduction...

"On a trop de fonctionnaires" : Sarah Knafo veut supprimer 800.000 postes pour réduire les dépenses publiques, "ça, ça fait une économie annuelle de 40 milliards d'euros par an"

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Alors que la dette et les dépenses publiques occupent une place centrale dans le débat politique, Sarah Knafo avance une solution pour le moins stupéfiant. La députée européenne et secrétaire générale de Reconquête défend en effet une réduction massive des effectifs de la fonction publique. Dans une intervention récente, elle affirme ainsi vouloir « abaisser le nombre de fonctionnaires de 800 000 ». Une déclaration largement relayée sur les réseaux sociaux.

Sarah Knafo promet 40 milliards d’euros d’économies

Pour défendre cette proposition, Sarah Knafo met surtout en avant son impact financier. Selon ses calculs, la suppression de 800 000 postes permettrait de réaliser environ 40 milliards d’euros d’économies chaque année. Une somme considérable alors que la réduction des dépenses publiques constitue l’un des principaux enjeux économiques des prochaines années. La mesure s’inscrit dans un projet beaucoup plus large présenté par l’eurodéputée dans son livre Le Casse du siècle. Elle y avance plusieurs pistes destinées, selon elle, à réaliser jusqu’à 130 milliards d’euros d’économies. La réduction des effectifs publics constitue donc l’un des principaux leviers de son raisonnement.

Pas question de licencier 800 000 fonctionnaires

Contrairement à ce que peut laisser penser la légende de certaines publications sur X, Sarah Knafo explique toutefois que son objectif ne serait pas de licencier massivement des agents. Elle affirme même que les 800 000 postes pourraient disparaître « sans une seule lettre de licenciement ». Son idée repose principalement sur le non-remplacement d'une partie des agents qui quittent naturellement la fonction publique. Retraites, démissions ou changements de carrière alimenteraient ainsi chaque année un important renouvellement des effectifs. Sarah Knafo évoque environ 470 000 départs annuels, ce qui permettrait selon elle d'atteindre progressivement son objectif.

« On a tellement de fonctionnaires »

Pour justifier cette stratégie, Sarah Knafo estime que la France dispose d'une importante marge de manœuvre. Elle évoque près de 5,9 millions d'agents publics et compare ce chiffre à celui de 1997, lorsqu'ils étaient environ 4,6 millions. Elle considère donc que l'augmentation des effectifs n'a pas entraîné, selon elle, une amélioration équivalente des services publics.

La députée européenne propose ainsi de déterminer, administration par administration, quels départs doivent être remplacés et lesquels ne le seraient pas. Une méthode qui lui permettrait de réduire progressivement les effectifs sans procéder à une vague de licenciements.

Une proposition qui risque de faire débat

Avec 800 000 postes en moins, le projet de Sarah Knafo est loin d'être anodin. Même étalée sur plusieurs années, une telle diminution poserait forcément la question des missions assurées par les administrations concernées et des effectifs nécessaires pour les maintenir. L'élue de Reconquête assume néanmoins cette orientation et en fait l'un des piliers de son projet de réduction des dépenses publiques. Reste désormais à savoir si cette méthode pourrait réellement produire les 40 milliards d'euros d'économies annuelles annoncés et surtout quelles administrations seraient concernées en priorité.