Salaires 2027 : les entreprises prévoient +2,3%, mais l’inflation repart aussi
Bonne nouvelle sur le papier : après des années de tension sur le pouvoir d’achat, les salaires auraient enfin rattrapé l’inflation cumulée depuis 2020. Mais la fête pourrait être de courte durée, car les prix repartent déjà à la hausse. Selon...
REJOINDRE L'ÉQUIPE DE RÉDACTION
Tu penses avoir un don pour la rédaction ?
Contacte-nous dès maintenant pour rejoindre notre équipe de bénévoles.
REJOINDRE L'ÉQUIPE DE RÉDACTION
Tu penses avoir un don pour la rédaction ?
Contacte-nous dès maintenant pour rejoindre notre équipe de bénévoles.
REJOINDRE L'ÉQUIPE DE RÉDACTION
Tu penses avoir un don pour la rédaction ?
Contacte-nous dès maintenant pour rejoindre notre équipe de bénévoles.
Bonne nouvelle sur le papier : après des années de tension sur le pouvoir d’achat, les salaires auraient enfin rattrapé l’inflation cumulée depuis 2020. Mais la fête pourrait être de courte durée, car les prix repartent déjà à la hausse. Selon BFM, qui relaie une étude du cabinet RH Alixio, les entreprises tablent sur des augmentations moyennes de 2,3% en 2027.
À retenir tout de suite : il s’agit pour l’instant d’intentions, pas de chèques déjà signés. Reste que le sujet va peser lourd dans les négociations salariales des prochains mois, à l’heure où l’inflation menace de grignoter à nouveau le porte-monnaie des Français.
Salaires 2027 : ce que prévoient réellement les entreprises
D’après l’étude Alixio, les employeurs envisagent donc une enveloppe moyenne de 2,3% de hausse salariale pour l’année 2027, contre 1,9% effectivement accordés en 2026. Fait notable : cette année, la moitié des entreprises privilégieraient des augmentations individuelles plutôt que collectives, contre seulement 20% l’an dernier. Autrement dit, tout le monde ne serait pas logé à la même enseigne, et les hausses dépendraient davantage de la performance de chacun que d’un coup de pouce général.
Certains secteurs se montreraient plus généreux que d’autres. La tech, l’énergie, la métallurgie ou encore le tourisme et les loisirs figureraient parmi les mieux lotis, tandis que l’industrie et le commerce/distribution resteraient à la traîne selon cette même étude.
Le pouvoir d’achat tout juste retrouvé, déjà menacé
Le vrai enjeu, c’est le calendrier. L’Insee prévoit une inflation qui pourrait atteindre 2,9% sur l’ensemble de l’année 2026, après 2,4% déjà enregistrés en août. Or les entreprises, elles, anticipent plutôt une inflation modérée pour 2027, comprise entre 1,5% et 2% pour plus de la moitié d’entre elles. Un décalage qui pourrait, une nouvelle fois, jouer en défaveur des salariés si les prix montent plus vite que prévu.
Le cabinet Alixio se veut toutefois rassurant sur le rattrapage déjà accompli : en cumulé depuis 2020, les hausses de salaire auraient rejoint, voire dépassé, l’inflation. Comme le résume l’étude, « le cycle de rattrapage du pouvoir d’achat semble arriver à maturité », en particulier pour les bas salaires.
Des promesses pas toujours tenues
Petit bémol à garder en tête avant de se réjouir trop vite : les intentions affichées par les entreprises ne se traduisent pas toujours dans les fiches de paie. L’an dernier déjà, les employeurs annonçaient 2,1% d’augmentation pour 2026, mais celle-ci s’est finalement limitée à 1,9%. De quoi inciter à la prudence sur les 2,3% annoncés pour 2027, qui pourraient bien être revus à la baisse une fois les NAO (négociations annuelles obligatoires) passées.
La transparence salariale, nouvel argument pour négocier
Autre élément qui pourrait changer la donne : un projet de loi transposant une directive européenne sur la transparence salariale vient d’être présenté en Conseil des ministres. Concrètement, chaque salarié pourrait bientôt demander à son employeur les niveaux de rémunération moyens pratiqués pour un poste comparable au sien. Les entreprises de plus de 50 salariés devraient aussi publier des indicateurs sur les écarts de salaire entre hommes et femmes, avec des mesures correctives obligatoires en cas d’écart injustifié de 5% ou plus.
Le texte n’a pas encore été voté, mais les entreprises anticipent déjà : les budgets consacrés aux promotions des cadres seraient multipliés par sept selon Alixio, et plus d’un employeur sur deux prévoirait désormais un budget dédié au rattrapage salarial entre femmes et hommes. De quoi donner de nouveaux arguments aux salariés lors des prochaines négociations.