PLK est Pas comme eux
Il y a quelques jours, PLK a levé le voile sur Grand garçon, un projet qui s’inscrit dans la continuité d’une trajectoire maîtrisée et ambitieuse. Porté par des collaborations bien choisies — Theodora, Jolagreen23, La Rvfleuze et Limsa d’Aulnay...
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Il y a quelques jours, PLK a levé le voile sur Grand garçon, un projet qui s’inscrit dans la continuité d’une trajectoire maîtrisée et ambitieuse. Porté par des collaborations bien choisies — Theodora, Jolagreen23, La Rvfleuze et Limsa d’Aulnay — l’opus a rapidement trouvé son public, atteignant la certification disque d’or en seulement trois jours.
Depuis Polak, la progression de PLK, signé chez Panenka Music — à l’image de Therapy Taxi ou Georgio — s’apparente à une montée en puissance constante. S’il pose les fondations avec Polak, change d’échelle avec Enna, puis impose durablement sa marque avec Chambre 140, dont la sortie fragmentée a marqué les esprits, Grand garçon apparaît aujourd’hui comme un possible point d’aboutissement. Une consécration symbolisée par deux Stade de France remplis en quelques minutes à peine.
Invité chez Fred un dimanche soir dans Planète Rap, le rappeur s’est montré lucide sur son parcours. Il dévoile notamment que l’expérience sonore à la Paris La Défense Arena ne l’a pas totalement convaincu, évoquant une salle peut-être trop vaste pour restituer pleinement l’énergie de sa musique. En revanche, il reconnaît avoir été surpris par la vitesse fulgurante à laquelle ses deux dates au Stade de France ont affiché complet. Une performance impressionnante, sans pour autant envisager une troisième date.
Dans la foulée, PLK a dévoilé Pas comme eux, un titre introspectif qui accompagne la sortie de l’album. L’artiste s’y livre sans artifice, affirmant une posture sincère et ancrée, loin des illusions du succès.
PLK est Pas comme eux
La production du morceau est signée Meshah, artisan discret mais essentiel de l’univers sonore de PLK. Habitué à naviguer entre les époques et les textures, il avait déjà marqué les esprits avec 3 en 1 et À la base sur Enna. Un beatmaker capable de façonner des morceaux durables, comme en témoigne également son travail sur le projet de Will LCK, rappeur reconnu pour la finesse de sa plume.
Ici, quelques notes de piano suffisent à installer une atmosphère épurée, presque fragile, sur laquelle PLK déroule une confession sans filtre. Derrière le succès, une interrogation persiste : quel regard porter sur soi-même et sur un milieu en constante illusion ?
“Eux, ils font crari, si tu savais les dessous
Tu s’rais fan de personne, sin-cou, que des histoires de fou
Pas d’grand frère, c’est moi, j’vais au feu avec mon équipe
Mes couilles et mon fer, mes principes, mon éthique”
Sans le revendiquer explicitement, PLK s’inscrit dans une tradition critique du rap, faisant écho à Haristone ou, plus tôt encore, à Xzibit sur Paparazzi. Depuis toujours, les rappeurs oscillent entre fascination et méfiance face au rap game. Ici, l’artiste pousse la réflexion plus loin, en questionnant la vacuité potentielle du succès :
“J’ai peur de finir vide, j’crois mes poches aussi
Tout peut s’écrouler sur une décision
Alors j’m’habitue à rien, j’laisse couler les saisons”
Le visuel, réalisé par Faïd Hadji, adopte une approche sobre et presque anti-stupéfiant. Il s’attache à montrer un quotidien dépouillé, loin des clichés du luxe et de l’excès. Une esthétique cohérente avec le propos du morceau. Le réalisateur travaille actuellement sur un court métrage ambitieux, en cours de finalisation, autour du thème de la mort aux Comores.