Un Israélien de 30 ans s'est ôté la vie là où est enterrée sa petite amie : "Elle était tout pour lui"
C’est une histoire pour le moins tragique, qui témoigne des ravages de la guerre. Ce récit est celui de Bar Asraf, un Israélien de trente ans, habitant de Sha'arei Tikva, en Cisjordanie. Le 1er août 2026, il a été retrouvé mort sur la tombe...
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C’est une histoire pour le moins tragique, qui témoigne des ravages de la guerre. Ce récit est celui de Bar Asraf, un Israélien de trente ans, habitant de Sha'arei Tikva, en Cisjordanie. Le 1er août 2026, il a été retrouvé mort sur la tombe de sa petite amie, décédée deux ans plus tôt. Et quand on connaît les conditions de son décès, son suicide prend une toute autre dimension.
En Cisjordanie, un homme s’est donné la mort dans de tragiques conditions
La perte d’un être cher fait partie des épreuves les plus redoutées de la vie. Bar Asraf avait environ 28 ans lorsque sa petite amie, Liron Barda, a perdu la vie dans de terribles conditions. Une perte qu’il n’a pas réussi à surmonter. "Elle était tout pour lui. Pour chacun de ses problèmes, elle était sa confidente. S’il se sentait déprimé, elle lui remontait le moral", a témoigné la mère du jeune homme. Une perte qu’il n’a pas réussi à surmonter.
La vie de Bar Asraf a basculé le 7 octobre 2023. Une date qui résonne toujours dans tous les esprits. Ce jour-là, la bande de Gaza a été le théâtre de l'un des épisodes les plus meurtriers de l'attaque menée par le Hamas contre Israël. Cette nuit-là, alors que des milliers de jeunes faisaient la fête dans le cadre du festival de musique électronique Tribe of Nova, des roquettes ont d'abord été tirées vers 6 h 30 du matin, avant que des combattants du Hamas n’ouvrent le feu sur la foule. Cette attaque a fait plus de 370 morts. Parmi eux, Liron Barda, responsable d’un bar lors du festival de musique.
"Il est mort là où il voulait être" : le tragique destin de Bar Asraf
Son petit ami, lui, ne faisait pas partie des victimes. Mais le traumatisme était bel et bien présent. Selon le Jerusalem Post, ce souvenir le "hantait" depuis plus de deux ans. Sa famille avait d’ailleurs remarqué son chagrin. Peu avant sa mort, il avait confié à sa mère : "Maman, je suis triste. C’est dur pour moi sans Liron. Elle me manque. Personne ne peut la remplacer, personne pour me remonter le moral." Des mots qui, aujourd’hui, prennent une toute autre dimension.
Le corps de Bar Asraf a été découvert par sa sœur, Lihi, qui s’est inquiétée de ne pas le voir revenir, alors qu’il était parti au cimetière, où il avait l’habitude de venir "causer et passer du temps avec elle" : "Hier, il est parti, et j’ai pensé qu’il allait s’isoler pour réfléchir, comme il le fait d’habitude", a-t-elle confié dans le média Walla. Sur place, elle a découvert son frère inanimé et a mis quelques secondes avant de comprendre ce qu’il s’était passé : "J’ai compris qu’il était couvert de sang. J’ai marché sur une arme à feu qui se trouvait à côté de lui. (...) Il est mort là où il voulait être, avec la femme avec laquelle il voulait être." Une tragique histoire qui montre que la guerre ne tue pas que par les balles.