"Un mythe" : Né en banlieue, Jordan Bardella s'oppose au "Black, Blanc, Beur incarné par Zinédine Zidane au Mondial 1998"
L’arrivée annoncée de Zinedine Zidane à la tête de l’équipe de France continue de susciter de nombreux commentaires, bien au-delà du simple terrain sportif. Alors que l’ancien numéro 10 des Bleus est pressenti pour succéder à Didier Deschamps,...
REJOINDRE L'ÉQUIPE DE RÉDACTION
Tu penses avoir un don pour la rédaction ?
Contacte-nous dès maintenant pour rejoindre notre équipe de bénévoles.
REJOINDRE L'ÉQUIPE DE RÉDACTION
Tu penses avoir un don pour la rédaction ?
Contacte-nous dès maintenant pour rejoindre notre équipe de bénévoles.
REJOINDRE L'ÉQUIPE DE RÉDACTION
Tu penses avoir un don pour la rédaction ?
Contacte-nous dès maintenant pour rejoindre notre équipe de bénévoles.
L’arrivée annoncée de Zinedine Zidane à la tête de l’équipe de France continue de susciter de nombreux commentaires, bien au-delà du simple terrain sportif. Alors que l’ancien numéro 10 des Bleus est pressenti pour succéder à Didier Deschamps, le débat s’est rapidement déplacé vers des questions d’identité, de représentation et de politique. Cette actualité a également remis en lumière d’anciennes déclarations de Jordan Bardella sur l’expression "Black, Blanc, Beur", popularisée après la victoire des Bleus lors de la Coupe du monde 1998.
Le retour du débat autour de l’expression "Black, Blanc, Beur"
La perspective de voir Zinedine Zidane devenir sélectionneur a ravivé les discussions autour de son image et de son héritage. Plusieurs critiques visant la composition de l’équipe de France ont notamment relancé les débats sur la diversité au sein des Bleus. Cette situation rappelle l’engouement suscité par la génération championne du monde en 1998, souvent présentée comme le symbole d'une France "Black, Blanc, Beur".
Parallèlement, le chercheur en sciences politiques Emmanuel Blanchard rappelle que cette représentation a largement été construite autour de la figure de Zinedine Zidane. Il souligne aussi que les joueurs français ayant des origines algériennes étaient très peu nombreux avant l'apparition de l'ancien meneur de jeu en équipe nationale, ce qui replace cette période dans un contexte historique plus large.
Pourquoi Jordan Bardella s’est-il opposé à cette expression ?
En réalité, les déclarations de Jordan Bardella ne concernaient pas directement l’équipe de France, mais les banlieues françaises. Alors qu'il lançait le collectif Banlieue Patriote au début de son engagement politique, il expliquait vouloir démontrer que son mouvement pouvait s'exprimer sur tous les sujets, y compris ceux liés aux quartiers populaires. Ensuite, il a développé sa vision en affirmant vouloir déconstruire ce qu'il considérait comme un "mythe" opposant son parti à la banlieue.
C'est ainsi qu'il a repris la célèbre formule "Black, Blanc, Beur" pour défendre l'idée d'une banlieue qu'il qualifiait de "Bleu, Blanc, Rouge". Cette prise de position, formulée il y a une dizaine d'années, refait aujourd'hui surface alors que le nom de Zinedine Zidane revient au 1er plan de l'actualité sportive.
Les propos rapportés autour de Zidane et Bardella
Selon le magazine people Melty, Jordan Bardella avait également pris la défense de Zinedine Zidane après des déclarations de Noël Le Graët concernant une éventuelle nomination de l'ancien champion du monde à la tête des Bleus. Le président du Rassemblement national avait alors dénoncé des propos qu'il jugeait inappropriés envers une figure majeure du football français.
Toujours d'après Melty, ce rapprochement entre ces prises de position plus anciennes et le contexte actuel illustre la manière dont le parcours de Zinedine Zidane continue d'alimenter des débats qui dépassent largement le cadre sportif. Son nom reste associé aussi bien aux succès de l'équipe de France qu'aux discussions sur l'identité nationale, faisant régulièrement ressurgir des déclarations politiques prononcées plusieurs années auparavant.