Canicule : vous travaillez malgré les fortes chaleurs ? Voici les obligations de votre employeur
Les températures grimpent et, avec elles, les risques pour la santé des travailleurs. Déshydratation, malaises, épuisement ou encore coups de chaleur peuvent en effet survenir lorsque les conditions de travail ne sont pas adaptées. Face à ces...
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Les températures grimpent et, avec elles, les risques pour la santé des travailleurs. Déshydratation, malaises, épuisement ou encore coups de chaleur peuvent en effet survenir lorsque les conditions de travail ne sont pas adaptées. Face à ces dangers, le Code du travail impose donc aux employeurs plusieurs obligations destinées à protéger les salariés. Contrairement à une idée reçue, il n’existe toutefois pas de température maximale légale à partir de laquelle le travail devient automatiquement interdit.
L’employeur doit garantir la sécurité des salariés
La loi est claire : l’employeur doit prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique de ses employés. En période de fortes chaleurs, cela implique donc d’évaluer les risques liés à la chaleur et de mettre en place des solutions adaptées. Depuis le 1er juillet 2025, de nouvelles règles renforcent même cette obligation. Les entreprises doivent désormais anticiper les épisodes de chaleur intense et prévoir des mesures de prévention spécifiques. Des risques qui doivent notamment être intégrés dans le document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP).
Des aménagements concrets doivent être mis en place
Pour limiter l’exposition des salariés à la chaleur, plusieurs dispositifs peuvent être instaurés. L’employeur peut par exemple modifier les horaires afin d’éviter les heures les plus chaudes de la journée, augmenter la fréquence des pauses ou encore aménager les postes de travail. L’installation de ventilateurs, de brumisateurs, de pare-soleil ou de zones ombragées fait également partie des solutions envisageables. Dans certains cas, certaines tâches particulièrement physiques peuvent être reportées ou allégées afin de réduire les risques.
L’accès à l’eau fraîche est une obligation
L’un des points essentiels concerne l’hydratation. L’employeur doit mettre à disposition de ses salariés une quantité suffisante d’eau potable fraîche à proximité des postes de travail. Sur les chantiers ou dans les secteurs où l’eau courante n’est pas accessible, la réglementation impose la fourniture d’au moins trois litres d’eau par jour et par travailleur. Cette mesure vise à prévenir les risques de déshydratation, particulièrement élevés lors des vagues de chaleur.
Peut-on exercer son droit de retrait ?
De nombreux salariés se demandent s’ils peuvent quitter leur poste lorsqu’il fait trop chaud. En réalité, le droit de retrait existe bien, mais il n’est pas automatique. Pour être valable, le salarié doit donc estimer qu’il existe un danger grave et imminent pour sa santé ou sa sécurité. Une température élevée à elle seule ne suffit pas forcément. Les conditions de travail, l’absence de mesures de protection ou encore l’état de santé du salarié sont également pris en compte. En cas de doute, les salariés peuvent alerter leur employeur, les représentants du personnel ou l’inspection du travail.