Cette façon de marcher après la ménopause a surpris les chercheurs après 30 semaines

Après 50 ans, enfiler ses chaussures et partir marcher reste l’une des activités les plus accessibles. Mais faut-il forcément accélérer pour obtenir davantage d’effets sur la masse grasse ? Des chercheurs ont comparé deux rythmes chez des femmes...

Cette façon de marcher après la ménopause a surpris les chercheurs après 30 semaines

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Après 50 ans, enfiler ses chaussures et partir marcher reste l’une des activités les plus accessibles. Mais faut-il forcément accélérer pour obtenir davantage d’effets sur la masse grasse ? Des chercheurs ont comparé deux rythmes chez des femmes ménopausées sédentaires. Pendant 15 à 30 semaines, les participantes ont parcouru la même distance et dépensé approximativement la même quantité d’énergie. Pourtant, au bout de 30 semaines, les résultats observés sur la masse grasse totale différaient nettement entre les deux groupes. L’expérience ne signifie pas pour autant qu’il suffit de ralentir pour perdre trois fois plus de graisse du ventre.

Marche lente après la ménopause, ce que l’étude a réellement mesuré

L’étude a porté sur 25 femmes âgées de 50 à 70 ans. Toutes parcouraient 4,8 km quatre fois par semaine, avec une dépense d’environ 300 calories à chaque séance. Les participantes avaient été séparées selon leur vitesse : le groupe lent avançait autour de 5,4 à 5,5 km/h pendant environ 54 minutes ; le groupe rapide marchait autour de 6,5 à 6,6 km/h pendant approximativement 45 minutes ; les deux groupes parcouraient la même distance et dépensaient une quantité d’énergie comparable. Après 30 semaines, seules 16 femmes participaient encore à l’étude, ce qui impose de rester prudent face aux résultats.

Près de 7,5 % de masse grasse perdue chez les marcheuses lentes

Au terme des 30 semaines, les marcheuses lentes avaient enregistré une diminution de leur masse grasse totale de 7,5 %. Chez les marcheuses rapides, la baisse atteignait environ 2,75 %. L’écart approche donc un rapport de trois, mais il concerne la masse grasse totale. L’étude ne montre pas que la marche lente élimine trois fois plus de graisse abdominale.

Sur la graisse viscérale, située autour des organes, les deux vitesses ont au contraire entraîné des diminutions comparables. Les chercheurs relient davantage ce résultat à la dépense énergétique totale qu’à la vitesse de déplacement comme le précise Grazia. Autre limite : les femmes du groupe lent présentaient davantage de masse grasse au début de l’expérience. Cette différence pourrait avoir contribué à une perte relative plus importante.

Combien de temps marcher pour reproduire le rythme étudié ?

Le protocole fournit malgré tout un repère concret. L’allure dite lente n’avait rien d’une promenade à petits pas : elle tournait autour de 5,5 km/h, avec un effort soutenu pendant près de 54 minutes. Le site Silver Alliance rappelle de son côté qu’un rythme adapté aux capacités de chacun reste préférable à un départ trop intense, susceptible d’entraîner une fatigue précoce.

Dans l’étude, la régularité comptait aussi beaucoup : les femmes marchaient quatre jours par semaine, sur 4,8 km à chaque sortie. Les effets observés se sont construits sur plusieurs mois, et non en quelques séances. La marche lente apparaît donc ici comme une activité prolongée et régulière, tandis que la marche rapide conserve elle aussi des effets sur la masse grasse. L’étude ne permet pas d’affirmer qu’une vitesse unique conviendrait à toutes les femmes ménopausées.