Covid-19: "Covidliste" et "Vite ma dose" permettront-ils d'être vacciné avant l'heure?

CORONAVIRUS - Depuis la fin du mois de mars, deux initiatives privées sont venues renforcer, sous l’œil bienveillant du gouvernement, la stratégie vaccinale française contre le covid-19: “Vite ma dose” et “Covidliste”. Des plateformes en ligne...

Covid-19: "Covidliste" et "Vite ma dose" permettront-ils d'être vacciné avant l'heure?

REJOINDRE L'ÉQUIPE DE RÉDACTION

Tu penses avoir un don pour la rédaction ?
Contacte-nous dès maintenant pour rejoindre notre équipe de bénévoles.

POSTULER

REJOINDRE L'ÉQUIPE DE RÉDACTION

Tu penses avoir un don pour la rédaction ?
Contacte-nous dès maintenant pour rejoindre notre équipe de bénévoles.

POSTULER

REJOINDRE L'ÉQUIPE DE RÉDACTION

Tu penses avoir un don pour la rédaction ?
Contacte-nous dès maintenant pour rejoindre notre équipe de bénévoles.

POSTULER

À l'image de

CORONAVIRUS - Depuis la fin du mois de mars, deux initiatives privées sont venues renforcer, sous l’œil bienveillant du gouvernement, la stratégie vaccinale française contre le covid-19: “Vite ma dose” et “Covidliste”. 

Des plateformes en ligne qui permettent de trouver un rendez-vous dans un centre de vaccination quand l’on fait partie du public cible pour la 1ère, et d’éviter que des doses soient gâchées pour la seconde, et ce y compris si l’on n’appartient pas à la catégorie des personnes prioritaires. 

Simplifier la prise de rendez-vous

“On voit ces initiatives d’un bon œil si elles sont bien respectueuses de la confidentialité des données transmises et si elles ne diffusent pas de fausse information. Et il semble que cela soit le cas”, explique le ministère de la Santé au HuffPost.

Derrière “Vite ma dose”, on retrouve l’ingénieur informatique Guillaume Rozier, qui a créé la plateforme d’analyse des données relatives à l’épidémie de coronavirus “Covid Tracker”. Son outil, qui fonctionne grâce à des algorithmes, fouille ainsi les plateformes de prise de rendez-vous et détecte instantanément si des créneaux sont libres à proximité de chez soi. 

Il permet aux personnes de plus de 75 ans d’obtenir facilement un rendez-vous, et aux centres de vaccination d’être plus efficaces. 

Quant à “Covidliste”, l’idée est de ne pas perdre de doses. Les vaccins sont en effet des produits fragiles, qui nécessitent notamment le respect strict d’une chaîne du froid. Grâce à une mise en relation entre les centres de vaccination et le grand public (y compris si les personnes en question ne font pas partie de celles prioritaires pour la vaccination), la plateforme permet à qui le souhaite de s’inscrire et d’être informé si une dose de vaccin est disponible à proximité de chez soi, du fait par exemple d’un désistement de dernière minute ou d’un rendez-vous qui restait sans preneur. 

Éviter de gâcher des doses 

Des objectifs, permis par des données rendues publiques (nombre de rendez-vous, approvisionnement en doses...), que les autorités saluent. “C’est une très bon initiative privée”, se réjouit ainsi le ministère de la Santé, qui fait le parallèle avec son envie, depuis le début de la campagne de vaccination de “toujours travailler avec des gens qui savent faire”, à l’image de la prise de rendez-vous gérée par la plateforme privée Doctolib. 

Et cela même si les personnes qui sont en fin de compte vaccinées grâce à Covidliste ne font pas forcément partie de la cible prioritaire. “On a une règle générale qui vise à vacciner d’abord dans la cible”, nous précise-t-on du côté du ministère de la Santé. “Néanmoins si en fin de journée, on voit qu’une dose n’a pas été injectée, alors une personne qui est présente peut être vaccinée même si elle est en dehors de la cible. On n’a aucun problème avec ça.”

Car face aux problèmes d’approvisionnement, l’objectif reste d’éviter à tout prix de gaspiller des doses de vaccin. À cet égard, le ministère d’Olivier Véran se félicite d’ailleurs d’un taux de perte “assez faible” évalué à 5% (du fait justement de la nécessité de respecter la chaîne du froid, d’éventuels accidents dans la manipulation des flacons). Un chiffre “bien moindre qu’anticipé”, nous assure-t-on. 

Des outils “complémentaires”

Surtout, le ministère de la Santé insiste sur le fait que les plateformes ne sont qu’un outil, et en aucun cas les responsables de la vaccination. “On garde notre idée de vacciner dans la cible: les vaccins ont pour utilité 1ère d’éviter les formes graves, ce que l’on d’abord va retrouver chez les personnes âgées, chez les celles qui présentent des comorbidités. Ces plateformes ne sont donc pas des passe-droits et la vaccination est toujours faite par des professionnels de santé qui doivent s’assurer que les gens soient bien dans le public prioritaire.” Et occasionnellement, donc, au-delà, quand il s’agit de ne pas gâcher. 

C’est en ce sens que le ministère voit “Vite ma dose” et “Covidliste” comme des armes supplémentaires dans la lutte contre le virus, au côté de nombreux autres moyens de mise en relation entre le public et les centres de vaccination. “Il y a la Caisse nationale d’assurance maladie qui appelle les plus de 75 ans pas vaccinés, le numéro de téléphone pour connaître le centre de vaccination le plus proche de chez, la Doctolib, les initiatives des collectivités territoriales pour inciter à se faire vacciner, l’action des professionnels de santé...”, liste-t-on du côté du ministère. “Tout cela est complémentaire. L’idée n’est surtout pas de se tirer la bourre, mais de servir le même objectif qui est de protéger les personnes.”

À voir également sur le HuffPost: Aux côtés des 1ers vaccinés du Stade de France, transformé en vaccinodrome