Gaz : cuisiner coûte 22 % plus cher que se chauffer, dévoile une étude
Vous pensiez payer votre gaz au même tarif, que vous l’utilisiez pour chauffer votre logement ou simplement pour cuisiner ? Erreur. Selon JeChange, qui a passé au crible le nouveau barème applicable depuis le 1er octobre 2026, le kilowattheure...
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Vous pensiez payer votre gaz au même tarif, que vous l’utilisiez pour chauffer votre logement ou simplement pour cuisiner ? Erreur. Selon JeChange, qui a passé au crible le nouveau barème applicable depuis le 1er octobre 2026, le kilowattheure facturé aux foyers qui cuisinent et chauffent leur eau au gaz est 22 % plus cher que celui des logements chauffés au gaz. Une anomalie méconnue, mais loin d’être un hasard.
Les chiffres causent d’eux-mêmes. Pour un logement chauffé au gaz, le kWh s’établit à 0,14557 € toutes taxes comprises, contre 0,17832 € pour un usage limité à la cuisson et à l’eau chaude. Les deux tarifs ont grimpé en un mois, mais pas au même rythme : +8 % pour le chauffage, +6,4 % pour la cuisson.
Pourquoi ceux qui consomment le moins paient le plus cher
La logique semble à l’envers, elle est pourtant classique dans le secteur de l’énergie. Une facture de gaz additionne deux types de coûts : une part fixe, liée au compteur, au raccordement et à la gestion du contrat, et une part variable qui dépend directement de la quantité de gaz consommée.
Plus un foyer consomme, plus ce coût fixe se répartit sur un grand nombre de kilowattheures, ce qui fait mécaniquement baisser le prix unitaire. À l’inverse, un ménage qui n’utilise le gaz que pour sa plaque de cuisson consomme très peu sur l’année, si bien que l’abonnement pèse proportionnellement beaucoup plus lourd dans la facture finale.
Jusqu’à deux tiers de la facture rien que pour l’abonnement
Dans les faits, l’écart se ressent surtout sur les petits consommateurs. Un foyer de deux personnes qui cuisine au gaz sans autre usage consomme environ 500 kWh par an. Au barème du 1er octobre, cela représente environ 152 € d’abonnement pour environ 89 € de gaz effectivement consommé. L’abonnement y pèse donc nettement plus que la consommation elle-même, bien avant le 1er kilowattheure brûlé.
Concrètement, si vous cuisinez au gaz sans vous chauffer avec, votre facture dépend beaucoup moins de vos efforts de sobriété que de ce forfait fixe, difficile à faire baisser autrement qu’en changeant de fournisseur ou d’énergie pour la cuisson.
Un contexte tendu avant la prochaine hausse
Ce décryptage tombe à un moment sensible pour les consommateurs de gaz. Plusieurs médias évoquent une nouvelle hausse des prix au 1er novembre, qui toucherait plusieurs millions de foyers encore sous contrat indexé sur le tarif repère. De quoi inciter à comparer les offres du marché, notamment si votre logement entre dans la catégorie « petite consommation ».
Si vous cuisinez au gaz sans vous chauffer avec, l’écart de 22 % mérite d’être gardé en tête au moment de comparer les fournisseurs ou d’envisager de basculer vers une plaque électrique ou à induction, pour éviter de payer un abonnement disproportionné par rapport à votre usage réel.
Lire l’information complète sur JeChange