Voitures électriques 2035 : ce que change l’accord France-Allemagne

La France et l’Allemagne viennent de trouver un terrain d’entente sur l’avenir de l’automobile en Europe, selon Les Echos. Au lieu d’imposer 100 % de voitures électriques neuves en 2035, l’accord viserait plutôt un objectif de 75 %, laissant...

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Voitures électriques 2035 : ce que change l’accord France-Allemagne

La France et l’Allemagne viennent de trouver un terrain d’entente sur l’avenir de l’automobile en Europe, selon Les Echos. Au lieu d’imposer 100 % de voitures électriques neuves en 2035, l’accord viserait plutôt un objectif de 75 %, laissant une place résiduelle aux moteurs thermiques. Une évolution qui change la donne pour les automobilistes européens, et qui pourrait rassurer les constructeurs comme les futurs acheteurs.

Un compromis pour sauver l’industrie automobile européenne

Le règlement européen initial prévoyait la fin de la vente de voitures neuves à moteur thermique en 2035, au profit du tout-électrique. Mais face aux difficultés économiques du secteur automobile, Paris et Berlin auraient négocié un assouplissement de cette trajectoire. L’idée : conserver une marge pour certains véhicules thermiques ou hybrides, notamment ceux fonctionnant avec des carburants de synthèse, tout en maintenant une ambition forte sur l’électrique.

En parallèle, le volet « Made in Europe » du texte imposerait des contreparties aux constructeurs souhaitant continuer à produire des modèles thermiques : des exigences renforcées sur la localisation de la production et des batteries en Europe. L’objectif affiché est de protéger l’emploi et les usines du continent face à la concurrence, notamment chinoise.

Pourquoi la France et l’Allemagne ont-elles bougé

Les deux pays abritent des bastions industriels majeurs de l’automobile, de Stellantis à Volkswagen en passant par Renault et Mercedes. Les ventes de voitures électriques neuves stagnent depuis plusieurs mois en Europe, loin des objectifs fixés initialement par Bruxelles. Plusieurs constructeurs avaient publiquement demandé un assouplissement du calendrier, invoquant le coût encore élevé des modèles électriques et le manque de bornes de recharge dans certaines régions.

Cet accord franco-allemand doit maintenant être discuté au niveau européen, avec les autres Etats membres et la Commission européenne, avant d’aboutir à une révision officielle du règlement. Rien n’est donc encore gravé dans le marbre.

Ce que ça change concrètement pour les automobilistes

Pour les particuliers qui envisagent un achat auto dans les prochaines années, cet assouplissement pourrait signifier un choix plus large de modèles disponibles en 2035, y compris des versions hybrides ou thermiques utilisant des carburants alternatifs. Les prix des voitures électriques devraient continuer de baisser progressivement, sous l’effet de la concurrence et des investissements dans les batteries produites en Europe.

Concrètement, si vous roulez déjà en voiture thermique, vous ne serez pas obligé de changer de véhicule du jour au lendemain : l’interdiction ne concernera que la vente de véhicules neufs, pas la circulation des modèles existants. De quoi laisser un peu de temps aux automobilistes pour anticiper la transition vers l’électrique, sans y être totalement contraints.

Et maintenant, quelle suite ?

Le texte doit encore être validé par les institutions européennes, ce qui pourrait prendre plusieurs mois. Les associations environnementales et certains eurodéputés pourraient s’opposer à cet assouplissement, jugé contraire aux objectifs climatiques de l’Union européenne. Affaire à suivre donc, avant une version définitive du règlement sur l’automobile en Europe.