Piratage de la DGFiP : la marche à suivre si vos données fiscales sont concernées
Le fisc français a été victime d’une cyberattaque d’ampleur, et les personnes concernées commencent à recevoir un mail officiel les informant que leurs données ont pu être compromises. Selon franceinfo, des spécialistes en cybersécurité livrent...
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Le fisc français a été victime d’une cyberattaque d’ampleur, et les personnes concernées commencent à recevoir un mail officiel les informant que leurs données ont pu être compromises. Selon franceinfo, des spécialistes en cybersécurité livrent leurs conseils pour réagir sans tomber dans un nouveau piège.
Environ 678 000 particuliers et entreprises sont concernés par ce piratage du système d’information de la Direction générale des finances publiques. Un dossier suivi de près, alors que le ministre des Comptes publics Sébastien Lecornu a demandé un audit à l’ANSSI pour évaluer précisément l’ampleur des dégâts.
Un mail officiel envoyé à partir du 17 août
Depuis le lundi 17 août, la DGFiP envoie une information individuelle à chaque personne concernée. Ce message précise quelles données ont pu être consultées ou extraites, et indique le cas échéant les précautions à prendre. Si vous recevez ce courrier électronique, la 1ère chose à faire est de vérifier qu’il provient bien de la source officielle avant de suivre la moindre recommandation.
Comment repérer les faux mails qui vont circuler
Le risque numéro un dans les jours qui viennent, ce sont les tentatives d’hameçonnage qui vont exploiter la panique autour de cette affaire. Des escrocs pourraient envoyer de faux messages du type « vous êtes concerné par la fuite de données, cliquez pour vérifier votre situation », dans l’espoir de récupérer vos identifiants. La règle d’or reste simple : ne jamais traiter une demande sensible via le canal par lequel elle vous est parvenue, qu’il s’agisse d’un SMS, d’un mail ou d’un appel.
Même si un message semble crédible parce qu’il contient votre numéro fiscal ou d’autres informations personnelles issues du vol de données, il ne faut surtout pas cliquer sur les liens proposés. La bonne pratique consiste à taper directement l’adresse officielle du site des impôts dans votre navigateur, plutôt que de suivre un lien reçu par mail ou sur un réseau social. La DGFiP le rappelle elle-même : l’administration fiscale ne demande jamais d’informations confidentielles par téléphone, SMS ou courriel, uniquement via la messagerie sécurisée d’impots.gouv.fr.
Sécuriser durablement son compte impots.gouv.fr
Au-delà de la vigilance immédiate, plusieurs réflexes permettent de limiter les risques sur le long terme. Il est notamment conseillé de changer l’adresse mail utilisée pour échanger avec l’administration fiscale, en créant si possible une adresse dédiée uniquement à ce type de démarche officielle. Cela réduit les chances qu’un pirate puisse croiser cette adresse avec d’autres données personnelles glanées ailleurs sur internet.
Pensez aussi à renforcer le mot de passe de votre espace personnel sur impots.gouv.fr, en évitant toute suite de chiffres ou de mots facilement devinables liés à votre identité. Surveillez également vos comptes bancaires et vos relevés dans les semaines qui suivent, car des données fiscales dérobées peuvent parfois servir à monter des arnaques plus élaborées, comme de faux remboursements ou de fausses relances de paiement.
Que faire si vous avez un doute
En cas de doute sur l’authenticité d’un message reçu, le réflexe le plus sûr reste de vous connecter directement à votre espace personnel sur le site officiel des impôts, sans passer par aucun lien externe. Vous pourrez y vérifier si une information vous concernant a bien été communiquée, et signaler tout message suspect via les canaux dédiés au signalement du phishing.