Proportionnelle: Ferrand "craint que ce soit trop tard" pour 2022

LEGISLATIVES - Le président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand (LREM) “craint” qu’il ne soit “trop tard” pour mettre en place la proportionnelle aux législatives 2022, a-t-il indiqué ce mercredi 10 mars, alors que le MoDem fait pression...

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Ferrand

LEGISLATIVES - Le président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand (LREM) “craint” qu’il ne soit “trop tard” pour mettre en place la proportionnelle aux législatives 2022, a-t-il indiqué ce mercredi 10 mars, alors que le MoDem fait pression au sein de la majorité. 

“J’ai toujours indiqué que j’étais favorable” à une “dose de proportionnelle”, mais “faut-il le faire maintenant? Je pense que si on avait dû le faire, on aurait dû le faire un peu plus tôt”, a-t-il estimé sur BFMTV et RMC.

“C’est le sentiment que j’ai. Le débat risque d’être très limité dans le temps. Moi, quand je vais dans mon Finistère ou ailleurs, personne ne me parle de ça”, a ajouté l’élu breton.

“Est-ce que vous croyez que les Français se disent: ‘il serait temps que les députés réforment leur mode de scrutin’. Je n’ai pas le sentiment que ça les obsède”, a poursuivi le titulaire du perchoir.

“Je crains que ce soit trop tard”, mais “ce n’est pas moi qui décide, c’est encore possible”, a nuancé Richard Ferrand, un proche du chef de l’Etat. “Il faut le décider un an avant juin 2022. Si ça doit être fait, c’est maintenant”.

“C’était une promesse d’Emmanuel Macron, qui était un élément d’un ensemble (la réforme des institutions en 2018), lequel ensemble a été avorté”, a-t-il rappelé.

“On ne gagne que les combats que l’on mène”

Devant l’Association des journalistes parlementaires (AJP), le député et porte-parole du Parti socialiste Boris Vallaud a estimé que le débat sur la proportionnelle n’était pas une question qui pouvait ”être prise isolément”.

“Ne la regardons pas indépendamment d’une réforme de fond de notre modèle institutionnel. Si c’est pour mettre de la proportionnelle dans un Parlement aussi faible que celui dans lequel nous avons à débattre, honnêtement ça sera rajouter de l’impuissance à l’impuissance”, a jugé l’élu des Landes. “Je pense que la Ve République est à bout de souffle. On est incapable de construire des compromis républicains”, a-t-il complété.

L’introduction de la proportionnelle est un des chevaux de bataille du président du MoDem François Bayrou, tandis que LREM et l’exécutif se montrent très prudents à ce sujet ces dernières semaines.

Le chef de file des députés MoDem Patrick Mignola a déposé coup sur coup deux propositions de loi en faveur de la proportionnelle. Lors d’une réunion de groupe MoDem, mardi à l’Assemblée, il a reconnu qu’il n’était “pas du tout sûr que cela aboutisse” mais qu’“on ne gagne que les combats que l’on mène”, note Le Parisien.

Les trois présidents des groupes de la majorité, Christophe Castaner (LREM), Olivier Becht (Agir Ensemble) et Patrick Mignola doivent se rencontrer à ce sujet le 17 mars. 

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