Rentrée universitaire 2026 : un record à 3 240 euros, selon la Fage
La rentrée universitaire n’a jamais coûté aussi cher. Selon franceinfo, la Fédération des associations générales étudiantes (Fage) chiffre à 3 240 euros le coût moyen de la rentrée 2026 pour un étudiant non boursier. Un montant en hausse de...
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La rentrée universitaire n’a jamais coûté aussi cher. Selon franceinfo, la Fédération des associations générales étudiantes (Fage) chiffre à 3 240 euros le coût moyen de la rentrée 2026 pour un étudiant non boursier. Un montant en hausse de plus de 25% depuis 2020, soit près de 656 euros supplémentaires en six ans, d’après le baromètre annuel de la fédération étudiante dévoilé mercredi 2 septembre.
Ce total se divise en deux grandes enveloppes : 2 095 euros pour les frais liés à la rentrée à proprement causer, et 1 145 euros pour les dépenses de vie courante. Pour les étudiants ultramarins, la facture grimpe encore, jusqu’à 4 475 euros.
Le logement, toujours 1er poste de dépense
Sans surprise, c’est le logement qui pèse le plus lourd dans le budget étudiant. La Fage l’estime à 637 euros en moyenne pour cette rentrée, contre 581 euros l’an dernier, soit une hausse de près de 10% en un an seulement. Face à ce constat, la fédération réclame un contrôle plus strict de l’encadrement des loyers, le retour d’aides au logement plus larges et la construction de nouvelles résidences Crous.
L’alimentation reste elle aussi un poste sensible : la Fage estime que 20% des étudiants ne mangent pas suffisamment. Les dépenses alimentaires représentent 181 euros dans le budget 2026, en baisse de 12,6% par rapport à l’an dernier, un chiffre qui traduirait surtout des arbitrages contraints plutôt qu’une vraie amélioration du pouvoir d’achat.
Les étudiants étrangers particulièrement fragilisés
La situation des étudiants étrangers hors Union européenne inquiète particulièrement la Fage, qui évoque des jeunes « en 1ère ligne face à cette précarité ». Pour eux, le coût de la rentrée atteindrait 7 023 euros, notamment en raison de frais d’inscription multipliés par 16 ces dernières années, dépassant désormais les 2 895 euros en licence et 3 941 euros en master.
Ce que demande la Fage
Face à ces chiffres, la fédération étudiante appelle les pouvoirs publics à agir rapidement : gel des loyers en résidence Crous, pérennisation du repas à 1 euro pour les plus précaires, réforme structurelle des bourses, et accès facilité aux aides sociales pour les étudiants étrangers. Sa présidente déplore, sur franceinfo, l’absence d’actions politiques concrètes depuis la crise du Covid pour endiguer la précarité étudiante.
En attendant d’éventuelles mesures, de nombreux étudiants misent déjà sur des solutions concrètes pour limiter la casse : colocation, jobs étudiants, applications anti-gaspi, achats de seconde main pour le mobilier ou les fournitures, ou encore recours aux épiceries solidaires et aux repas à tarif réduit proposés par les Crous. Des réflexes qui, année après année, deviennent presque incontournables pour boucler un budget étudiant de plus en plus tendu.