Repas à 1 euro du Crous : des jauges maximales imposées face à l’affluence
Bonne nouvelle devenue victime de son succès. Depuis la généralisation des repas à 1 euro pour les étudiants au printemps dernier, les restaurants universitaires ne désemplissent plus. Résultat, selon CNews, le Cnous (Centre national des œuvres...
REJOINDRE L'ÉQUIPE DE RÉDACTION
Tu penses avoir un don pour la rédaction ?
Contacte-nous dès maintenant pour rejoindre notre équipe de bénévoles.
REJOINDRE L'ÉQUIPE DE RÉDACTION
Tu penses avoir un don pour la rédaction ?
Contacte-nous dès maintenant pour rejoindre notre équipe de bénévoles.
REJOINDRE L'ÉQUIPE DE RÉDACTION
Tu penses avoir un don pour la rédaction ?
Contacte-nous dès maintenant pour rejoindre notre équipe de bénévoles.
Bonne nouvelle devenue victime de son succès. Depuis la généralisation des repas à 1 euro pour les étudiants au printemps dernier, les restaurants universitaires ne désemplissent plus. Résultat, selon CNews, le Cnous (Centre national des œuvres universitaires et scolaires) va devoir encadrer l’accès aux restos U pour éviter la cohue.
Une fréquentation en hausse de près de 48 %
Une affluence qui dépasse toutes les prévisions
Depuis le 1er mai, date de la généralisation du repas étudiant à 1 euro, la fréquentation des cantines universitaires a bondi de plus de 48 %. Concrètement, cela représente environ 1,3 million de repas supplémentaires servis par rapport à la moyenne habituelle. Un chiffre qui dépasse largement les capacités de production et d’accueil des établissements, déjà limitées en personnel et en stocks.
Sur le terrain, les équipes des Crous décrivent des services de midi particulièrement tendus, avec des files d’attente à rallonge et des conditions de travail dégradées. Certains agents évoquent même des soucis de sécurité liés à la densité de monde au moment du déjeuner.
Des jauges maximales bientôt affichées à l’entrée
Pour tenter de désengorger les restos U, le Cnous a annoncé la mise en place prochaine de quotas de capacité. Chaque établissement affichera désormais à l’entrée sa jauge maximale d’accueil. Une fois ce seuil atteint, les équipes pourront refuser l’accès aux nouveaux arrivants, voire suspendre temporairement le service jusqu’à ce que le flux redescende.
Cette mesure vise avant tout à protéger le personnel et à garantir un minimum de qualité de service, plutôt qu’à limiter volontairement l’accès au repas à 1 euro. Mais dans les faits, elle pourrait allonger l’attente ou obliger certains étudiants à revoir leurs horaires de passage.
Ce que cela change pour le budget des étudiants
Pour les étudiants habitués à compter sur ce repas complet à 1 euro pour boucler leurs fins de mois, l’instauration de jauges impose une nouvelle organisation. Mieux vaut anticiper ses horaires de passage, privilégier les créneaux moins fréquentés ou se renseigner directement auprès de son Crous local sur les capacités d’accueil affichées.
Ce dispositif reste toutefois provisoire en attendant des solutions plus durables. Le gouvernement a en effet annoncé vouloir débloquer une enveloppe de 143 millions d’euros pour 2027, destinée à adapter les infrastructures et recruter davantage de personnel dans les restaurants universitaires.
Le repas à 1 euro menacé si le budget n’est pas voté
Ce financement reste toutefois conditionné à un vote du Parlement. Si le budget n’était finalement pas adopté, le repas à 1 euro pourrait ne plus être accessible à tous les étudiants, mais réservé uniquement à ceux disposant de faibles ressources. Une évolution à suivre de près pour tous les boursiers et non-boursiers qui comptent sur cette aide au quotidien.