Retraite : dès septembre, ces trimestres ne bloqueront plus votre pension auprès de la Cnav, à condition de décaler votre départ d’un mois
En France, pour la retraite, à quelques semaines, deux personnes du même peuvent se retrouver soumises à des règles complètement différentes. Mais, à partir du 1ᵉʳ septembre 2026, la suspension d'une partie de la réforme de 2023 entre ENFIN...
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En France, pour la retraite, à quelques semaines, deux personnes du même peuvent se retrouver soumises à des règles complètement différentes. Mais, à partir du 1ᵉʳ septembre 2026, la suspension d'une partie de la réforme de 2023 entre ENFIN en application !
Retraite : le 1ᵉʳ septembre, une date qui pourrait tout changer pour des milliers de contribuables
Comme l'ont notifié les équipes de Senior Actu. Et, contrairement à ce que certains pourraient penser, l'année de naissance n'est pas le seul élément déterminant : la date de prise d'effet de la pension est essentielle ! Pour rappel, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 a suspendu jusqu'en 2028 la hausse progressive de l'âge légal et l'allongement de la durée d'assurance. Toutefois, cette mesure concerne uniquement les pensions prenant effet à compter du 1ᵉʳ septembre 2026.
Une précision souvent oubliée mais rappelée par Service Public dans sa fiche consacrée à la suspension de la réforme des retraites. Pour la génération 1964, la durée d'assurance nécessaire passe ainsi de 171 à 170 trimestres, tandis que l'âge légal redescend de 63 ans à 62 ans et 9 mois. À savoir que les personnes nées entre janvier et mars 1965 sont particulièrement concernées. En effet, elles devront réunir 170 trimestres contre 172 auparavant.
Vérifiez bien votre relevé de carrière pour éviter les mauvaises surprises
Pour celles et ceux nés entre avril et décembre 1965, 171 trimestres seront nécessaires au lieu de 172. Quant à la génération 1966, les 172 trimestres resteront exigés, néanmoins l'âge légal est abaissé de trois mois. N'oubliez pas que la date d'effet correspond au 1er jour du mois à partir duquel la pension est versée. Et cette dernière est choisie par l'assuré lors de sa demande mais ne correspond pas au dernier jour travaillé ou à la date de dépôt du dossier. Pour certains assurés en carrière longue, ce changement peut également avoir des conséquences importantes.
Par exemple, une personne née en juillet 1965 ayant commencé à travailler avant la vingtaine, jusqu'au 31 août, 172 trimestres cotisés peuvent être nécessaires pour ouvrir ses droits. Dès septembre, 171 pourront donc suffire. Selon la situation, si vous êtes concerné.e.s, vous pouvez désormais partir plusieurs mois plus tôt. L'enjeu est bien plus important pour une personne née en février 1965 qui possède d'ores et déjà 170 trimestres cotisés. Avec l'ancien barème, deux trimestres lui manqueraient.
Un changement qui ne sera pas appliqué automatiquement pour tous
Mais dès septembre, ses 170 trimestres suffiront amplement pour aussi bénéficier du dispositif, sous réserve de remplir les autres conditions de la carrière longue. Gardez à l'esprit que cette évolution ne sera malheureusement pas appliquée automatiquement à tous les dossiers. En effet, la caisse examinera la demande selon la date de départ indiquée de l'assuré. Or, en carrière longue, un nombre insuffisant de trimestres peut totalement empêcher un départ anticipé.
Avant de maintenir une date prévue avant septembre, vérifiez bien auprès de votre caisse le nombre de trimestres exigés dans les deux situations. Tant que la notification d'attribution n'a pas été envoyée, il est tout à fait possible de demander un changement de date. Toutefois, repousser son départ n'est pas systématiquement avantageux. Et pour cause, si le nouveau barème ne permet ni de remplir plus tôt les conditions requises ni d'améliorer la pension, décaler votre retraite peut vous faire perdre une mensualité. Chaque situation doit donc être scrupuleusement étudiée à partir du relevé de carrière et des conditions applicables à l'assuré.e…