Donald Trump ne cède rien et déclare la guerre aux républicains

ÉTATS-UNIS - De plus en plus isolé, le président américain Donald Trump s’en est pris ce mercredi 6 janvier avec virulence à son propre camp républicain juste avant que le Congrès n’entérine la victoire de Joe Biden.Les ténors républicains...

Donald Trump ne cède rien et déclare la guerre aux républicains

REJOINDRE L'ÉQUIPE DE RÉDACTION

Tu penses avoir un don pour la rédaction ?
Contacte-nous dès maintenant pour rejoindre notre équipe de bénévoles.

POSTULER

REJOINDRE L'ÉQUIPE DE RÉDACTION

Tu penses avoir un don pour la rédaction ?
Contacte-nous dès maintenant pour rejoindre notre équipe de bénévoles.

POSTULER

REJOINDRE L'ÉQUIPE DE RÉDACTION

Tu penses avoir un don pour la rédaction ?
Contacte-nous dès maintenant pour rejoindre notre équipe de bénévoles.

POSTULER

Donald Trump ne cède rien et déclare la guerre aux républicains (Photo de Trump devant la Maison Blanche pour son discours ce 6 janvier par BRENDAN SMIALOWSKI/AFP via Getty Images)

ÉTATS-UNIS - De plus en plus isolé, le président américain Donald Trump s’en est pris ce mercredi 6 janvier avec virulence à son propre camp républicain juste avant que le Congrès n’entérine la victoire de Joe Biden.

Les ténors républicains sont “faibles” et “pathétiques”, a-t-il lancé devant ses partisans sous un ciel chargé de lourds nuages, la Maison Blanche en toile de fond. “Nous n’abandonnerons jamais. Nous ne concéderons jamais”, a-t-il martelé, quelques minutes avant que le Congrès ne débute l’enregistrement, lors d’une procédure purement formelle, le vote des grands électeurs en faveur de son adversaire démocrate.

Camouflet pour Trump 

Katherine Caldwell, 61 ans, venue avec son mari de l’Oregon, à l’autre extrémité des Etats-Unis, arbore fièrement un chapeau sur lequel on peut lire: “Trump est mon président”. “Ils ont volé nos élections”, martèle-t-elle, jugeant que le parti républicain a fait son temps et qu’il doit céder la place au “parti Trump”.

Mais les résultats sont là, et ils sont un terrible camouflet pour l’ancien homme d’affaires, qui refuse toujours de reconnaître sa défaite et est de plus en plus critiqué dans son propre camp.

En Géorgie, le candidat démocrate Raphael Warnock a battu la sénatrice républicaine Kelly Loeffler et est entré dans l’histoire en devenant le premier sénateur noir élu dans cet Etat du Sud.

L’autre démocrate en lice, Jon Ossoff, semblait lui aussi en position de créer la surprise face au sénateur républicain David Perdue. Lors d’une déclaration mercredi matin, il a revendiqué sa victoire. Si celle-ci se confirme, Jon Ossoff deviendrait, à 33 ans, le plus jeune sénateur démocrate depuis... Joe Biden (en 1973).

Les démocrates auraient alors 50 sièges au Sénat, comme les républicains. Mais comme le prévoit la constitution, la future vice-présidente Kamala Harris aurait le pouvoir de départager les votes, et donc de faire pencher la balance du côté démocrate.

Les performances démocrates dans ce grand Etat du Sud traditionnellement conservateur représentent un terrible revers pour le Grand Old Party. Et si la double victoire se confirme, les républicains, après avoir perdu la Maison Blanche, verraient la prestigieuse chambre haute leur échapper.

“Mitch McConnell, chef de la minorité au Sénat”, a ironisé Hillary Clinton dans un tweet, évoquant le fait que le puissant “Mitch” était sur le point de perdre le poste prestigieux de chef de la majorité.

Trump fait pression sur Pence

Si certains poids lourds républicains ont fini par admettre la victoire du démocrate, des dizaines d’autres parlementaires ont promis d’exprimer leurs objections mercredi, et de faire résonner les allégations de fraude au sein même du Capitole.

Donald Trump a de nouveau fait pression mercredi sur son vice-président Mike Pence, auquel reviendra le rôle protocolaire de déclarer Joe Biden vainqueur. “Si Mike Pence fait la bonne chose, nous gagnons l’élection”, a-t-il lancé. “S’il ne le fait pas, ce sera une triste journée pour notre pays”, a-t-il ajouté, laissant entendre qu’il doutait de l’attitude de son numéro deux.

Mike Pence présidera bien la séance conjointe de la Chambre des représentants et du Sénat qui officialisera le vote de 306 grands électeurs en faveur de Joe Biden contre 232 pour Donald Trump. Mais, selon la Constitution, son rôle consiste à “ouvrir” les certificats envoyés par chacun des 50 États pour transmettre les votes de leurs grands électeurs. Seuls les élus peuvent contester les résultats dans certains États. 

Toutefois, l’ntéressé a fait savoir qu’il ne s’opposerait pas à la certification mercredi de la victoire de Joe Biden à la présidentielle, s’abritant derrière les “contraintes” de la Constitution.

Il a présenté ses arguments dans un courrier publié juste avant l’ouverture d’une séance extraordinaire du Congrès destinée à enregistrer officiellement les résultats de la présidentielle du 3 novembre. 

 

À voir également sur Le HuffPost: Mitt Romney chahuté par les pro-Trump en avion avant le vote au Congrès