Retraite : mauvaise nouvelle, vous avez peut-être déjà loupé le meilleur moment pour investir dans un PER

À l'approche de l'élection présidentielle de 2027, le sujet des retraites est plus que jamais au cœur des débats. François Hollande s'est d'ailleurs récemment déclaré favorable à un départ à 63 ans, une position qui le place à contre-courant...

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À l'approche de l'élection présidentielle de 2027, le sujet des retraites est plus que jamais au cœur des débats. François Hollande s'est d'ailleurs récemment déclaré favorable à un départ à 63 ans, une position qui le place à contre-courant d'une partie de la gauche. Mais au-delà de l'âge légal, c'est aussi le montant des pensions qui suscite de nombreuses interrogations. Certains retraités peinent en effet à joindre les deux bouts. Dès lors, une question se pose pour les actifs : faut-il commencer à épargner de plus en plus tôt pour préparer sa retraite, notamment en investissant dans un PER ?

Plus on commence tôt, plus l'épargne fructifie

Eh bien, selon les informations relayées par nos confrères de Capital, plus vous commencez à épargner tôt, plus votre argent dispose de temps pour fructifier grâce aux intérêts composés. Le plan d'épargne retraite (PER) peut ainsi constituer une solution intéressante pour préparer son avenir. En versant 200 euros par mois de 25 à 65 ans, avec un rendement moyen de 5 % par an, le capital pourrait atteindre environ 305 000 euros, pour seulement 96 000 euros versés. En commençant dix ans plus tard, le montant final tomberait à environ 166 000 euros seulement.

Les intérêts composés font la différence

Pourtant, l'écart de versements n'est que de 24 000 euros, alors que la différence sur le capital final est considérable. Cela s'explique notamment par le principe de capitalisation : au fil du temps, les gains générés peuvent eux-mêmes produire de nouveaux gains, créant un véritable effet boule de neige. Attention toutefois, les performances d'un plan d'épargne retraite ne sont jamais garanties. Selon les supports choisis, l'investissement peut comporter des risques et entraîner des frais. Les montants évoqués par Capital restent donc indicatifs et peuvent être supérieurs ou inférieurs. Une chose est sûre, pour faire fructifier son épargne, commencer tôt peut être un véritable atout.

Un avantage fiscal à ne pas négliger

Mais avant de se lancer, mieux vaut connaître l'autre atout du PER : son intérêt fiscal. Les sommes versées volontairement peuvent, sous certaines conditions et dans la limite d'un plafond, réduire le revenu soumis à l'impôt. Pour 5 000 euros épargnés, le gain fiscal théorique varie ainsi selon la tranche d'imposition : 550 euros à 11 %, 1 500 euros à 30 %, 2 050 euros à 41 % et 2 250 euros à 45 %. Le niveau d'imposition joue donc un rôle essentiel dans la pertinence du dispositif. À 25 ans, son intérêt peut être réel pour un contribuable fortement imposé, mais bien moindre pour un jeune actif à 11 %.

Une épargne pas toujours disponible

Récupérer l'argent placé sur un PER avant la retraite reste possible dans certaines situations, notamment pour financer l'achat de sa résidence principale. Une option séduisante pour un jeune actif qui souhaite constituer son apport, mais que les spécialistes déconseillent si ce projet est prévu dès le départ. La fiscalité explique notamment cette prudence. Lorsque les versements ont permis de réduire ses impôts, le capital récupéré est ensuite imposé. Le PER n'est donc pas une solution universelle. Son intérêt dépend surtout de la situation fiscale, des projets et de la capacité à laisser son épargne immobilisée sur le long terme.