Un père de famille réclame l’arrêt des stages en seconde après un terrible drame
La mort d’Axel, lycéen de seize ans, lors d’un stage obligatoire, jette une lumière sur ces immersions en entreprise. Son père se bat aujourd’hui pour que ce drame absurde ne se reproduise plus jamais. À l’ombre d’une obligation Le stage de...
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La mort d’Axel, lycéen de seize ans, lors d’un stage obligatoire, jette une lumière sur ces immersions en entreprise. Son père se bat aujourd’hui pour que ce drame absurde ne se reproduise plus jamais.
À l’ombre d’une obligation
Le stage de seconde est souvent présenté comme une 1ère expérience dans le monde du travail. Il doit en principe ouvrir les yeux des jeunes sur la réalité des métiers.
Pourtant, ce dispositif a viré au cauchemar pour une famille. Axel Darthenay, élève de 16 ans plein de vie et d’espérance, a perdu la vie le 17 juin 2025. Le drame s’est produit sur les lieux mêmes de son stage, à Saint-Lô, dans de terribles circonstances.
Ce qui devait être un simple stage s’est donc transformé en fatalité. L’accident a révélé une facette sombre de ces immersions..
Le père d’Axel est Arnaud Darthenay. Il refuse que la mort de son fils soit un simple fait divers tragique. Il se lève pour exposer le cas des enfants à des dangers mortels. La question n’est plus de savoir si le stage est utile, mais s’il est toujours sans risque.
Ce père a donc lancé une pétition pour demander l’arrêt des stages obligatoires de seconde générale. « C’était déjà quelque chose contre lequel j’étais plutôt opposé quand ça a été mis en place », dit Arnaud Darthenay.
Selon lui, ces stages n’ont « aucune vertu pédagogique. C’est quelque chose qui est mis en place pour les occuper, en fait. C’est comme s’ils prenaient les entreprises pour des garderies. »
Un père bouleversé
Arnaud Darthenay, meurtri par la perte de son fils Axel, a transformé sa douleur en une force militante. Il exige la fin des stages obligatoires de seconde, qu’il juge dangereux. Pour lui, ces immersions ne sont bien souvent que des solutions pour occuper les lycéens.
Il avance même qu’elles ont été mises en place durant la période du baccalauréat dans un unique but de gestion des emplois du temps. Cette logique qui place des ados dans des lieux non sécurisés, lui est insupportable.
Son combat s’incarne donc dans une pétition qui recueille des milliers de signatures, portée par un slogan simple et poignant : « Les enfants ne doivent pas mourir pendant un stage ». Il dénonce l’absence de cadre strict et de contrôle sérieux encadrant ces périodes en entreprise.
Toutefois, Arnaud Darthenay distingue ces stages d’observation avec les stages professionnels en bac pro ou en alternance. Il explique que « les jeunes sont vraiment encadrés, entourés. Ils savent où ils vont. Pour les stages de seconde, c’est tout l’inverse : Il n’y a pas d’encadrement, en fait. Mais voilà, il faut qu’ils trouvent un stage. »
Ce père de famille ajoute que le suivi des lycéens est inexistant. « L’éducation nationale les lâche en pleine nature pendant deux semaines. C’est rare quand les profs se déplacent. Si on tombe sur des personnes qui ne sont pas très pro ou qui travaillent à l’ancienne… Il y a plein de conneries faites tous les jours dans les entreprises. »
Son appel est donc un cri du cœur pour que la vie des enfants pèse plus lourd qu’une simple case dans un bulletin scolaire.