Booba relance la machine avec Dolce Camara
« C’est pas le quartier qui me quitte, c’est moi qui quitte le quartier » (DKR – Booba). Une ligne devenue classique, presque programmatique, qui résume à elle seule la trajectoire d’un artiste incapable de disparaître. Pourtant annoncé en...
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« C’est pas le quartier qui me quitte, c’est moi qui quitte le quartier » (DKR – Booba). Une ligne devenue classique, presque programmatique, qui résume à elle seule la trajectoire d’un artiste incapable de disparaître. Pourtant annoncé en fin de carrière à de multiples reprises — souvent par lui-même — depuis la sortie de son opus Ultra, Booba continue de hanter le rap game. Entre provocations, prises de position et clashs à répétition, le rappeur du 92 demeure au centre de l’attention, fidèle à une stratégie qui a largement contribué à bâtir sa légende.
Le DUC revient aujourd’hui avec un nouveau projet, Blanco Nemesis, pensé comme un écho direct à l’un de ses projets les plus marquants, Nero Nemesis, sorti en 2015. Un projet longtemps fantasmé par les fans, évoqué pendant plusieurs années avant de finalement voir le jour. Booba en dévoile un 1er extrait avec Dolce Camara (Solo), relecture d’un titre déjà connu, initialement partagé avec SDM sur Ad Vitam Aeternam.
Voir cette publication sur InstagramUne publication partagée par Hell Sinky (@hellsinkyz)
Au-delà de la musique, le morceau s’inscrit aussi dans une séquence symbolique. Désiré Doué, jeune talent du Paris Saint-Germain, avait notamment choisi ce titre pour faire son entrée au Parc des Princes lors des célébrations de la 1ère Ligue des champions du club. Une connexion naturelle pour B2O, historiquement proche de l’institution parisienne, qui a même composé un titre dédié à l’équipe et multiplié les apparitions dans l’enceinte du club, notamment lors du Classico.
Booba relance la machine avec Dolce Camara
Comme sur la version originale avec SDM, la production est confiée à Tysko, dont la signature sonore continue de s’imposer sur la scène actuelle. Le compositeur s’est récemment illustré avec A-R de 2 Metres et Heuss L’Enfoiré, mais aussi avec By Night de Yoko ou encore Malabar de Yorssy et Guy2Bezbar. Ici, la production se distingue par une construction précise, un sample marquant et une atmosphère maîtrisée.
Booba, fidèle à lui-même, livre un égotrip incisif et contrôlé, porté par une écriture directe :
« Avant d’prendre l’uppercut, tout l’monde a un projet, et puis tout s’éteint »
L’artiste glisse également une nouvelle prise de position politique, dans la continuité de ses déclarations passées :
« Écharpe ULTRA pour la Palestine, j’suis riche d’puis les cassettes, j’compte pas les streams »
Déjà critiqué par le passé pour son supposé silence sur le sujet, Booba avait répondu dès le titre 3G en affirmant : « Mon humeur est palestinienne bien avant toi, depuis Destinée ».
Avec Dolce Camara, Booba signe une entrée en matière puissante pour Blanco Nemesis. Un morceau dense, maîtrisé, qui confirme une chose : même annoncé sur le départ, Kopp reste solidement installé au sommet.