Carburant : mauvaise nouvelle pour les juilletistes, les aoûtiens pourraient payer beaucoup moins cher
Le retour progressif au calme sur le marché pétrolier redonne un peu d'air aux automobilistes. Après plusieurs semaines de tensions liées au conflit au Moyen-Orient, les prix à la pompe repassent en effet sous la barre symbolique des deux euros...
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Le retour progressif au calme sur le marché pétrolier redonne un peu d'air aux automobilistes. Après plusieurs semaines de tensions liées au conflit au Moyen-Orient, les prix à la pompe repassent en effet sous la barre symbolique des deux euros le litre. Une bonne nouvelle pour les Français qui prennent la route des vacances, même si tous ne seront peut-être pas logés à la même enseigne. Entre les départs de juillet et ceux d'août, un léger avantage pourrait bien se dessiner.
Pourquoi les prix du carburant repartent à la baisse
Le tournant est intervenu après l'accord conclu le 18 juin entre Washington et Téhéran, prévoyant la réouverture du détroit d'Ormuz. Une désescalade qui a immédiatement rassuré les marchés, entraînant une nette baisse du cours du pétrole. Le baril de Brent est ainsi revenu autour de 79 dollars, loin des sommets dépassant les 100 dollars enregistrés au plus fort de la crise. Conséquence directe, les tarifs affichés dans les stations-service commencent à reculer. Le gazole s'établit désormais autour de 1,94 euro le litre, tandis que le sans-plomb 95-E10 descend sous les 1,92 euro. Un soulagement pour les automobilistes, même si cette baisse reste progressive.
Des économies limitées mais bien réelles
Selon Benoit Vilcot, dirigeant de Capitole Energy EPSA et ancien trader chez Engie Global Markets, il ne faut toutefois pas s'attendre à une chute stupéfiant des prix. Les baisses du pétrole brut mettent en effet plusieurs semaines avant d'être totalement répercutées dans les stations-service. Un délai qui s'explique notamment par les marges de raffinage et de distribution, mais aussi par la fiscalité française. La TICPE représente une part importante du prix final du carburant et limite mécaniquement l'ampleur des diminutions. L'expert estime ainsi qu'une économie comprise entre 5 et 10 euros sur un plein constituerait déjà une bonne surprise pour les automobilistes.
Les vacanciers d'août pourraient être les plus favorisés
Les Français qui partent en juillet bénéficient déjà de la baisse amorcée après l'accord sur Ormuz. Mais les automobilistes qui attendront le mois d'août pourraient profiter d'un marché encore plus détendu. En effet, le temps nécessaire à la transmission de la baisse du pétrole jusqu'aux pompes devrait permettre aux prix d'atteindre leur niveau le plus bas courant août, à condition que la situation géopolitique reste stable. Cette perspective reste néanmoins fragile dans la mesure où les négociations internationales doivent encore se poursuivre pendant plusieurs semaines et le moindre regain de tension pourrait faire repartir les cours du pétrole à la hausse.
Les bons réflexes pour payer moins cher cet été
Face à cette situation encore incertaine, les spécialistes recommandent de ne pas attendre le dernier moment pour faire le plein. Il faut dire que l'idée n'est pas de chercher le prix le plus bas possible, mais de profiter de la tendance actuelle tant qu'elle demeure favorable. Comparer régulièrement les tarifs proposés par les stations, privilégier un plein en début de semaine et anticiper ses besoins permettent donc souvent de réaliser quelques économies supplémentaires. Pour les foyers utilisant du fioul domestique, mieux vaut également éviter d'attendre la rentrée pour remplir sa cuve.