Stellantis : trois usines françaises à l’arrêt en octobre 2024
Coup de frein pour le constructeur automobile. Stellantis va mettre à l’arrêt trois de ses usines françaises en octobre, selon Les Echos. Les sites de Sochaux, Rennes et Mulhouse seraient concernés par plusieurs jours de chômage partiel, une...
REJOINDRE L'ÉQUIPE DE RÉDACTION
Tu penses avoir un don pour la rédaction ?
Contacte-nous dès maintenant pour rejoindre notre équipe de bénévoles.
REJOINDRE L'ÉQUIPE DE RÉDACTION
Tu penses avoir un don pour la rédaction ?
Contacte-nous dès maintenant pour rejoindre notre équipe de bénévoles.
REJOINDRE L'ÉQUIPE DE RÉDACTION
Tu penses avoir un don pour la rédaction ?
Contacte-nous dès maintenant pour rejoindre notre équipe de bénévoles.
Coup de frein pour le constructeur automobile. Stellantis va mettre à l’arrêt trois de ses usines françaises en octobre, selon Les Echos. Les sites de Sochaux, Rennes et Mulhouse seraient concernés par plusieurs jours de chômage partiel, une décision qui inquiète déjà les salariés et les syndicats.
D’après le quotidien économique, la production serait suspendue pendant « une à deux semaines » selon les sites. En cause : un manque de batteries pour équiper certains modèles électrifiés, mais aussi des ventes jugées décevantes pour la nouvelle Peugeot 308, produite à Sochaux. D’autres médias, comme BFM Business, évoquent même jusqu’à quatre usines françaises touchées, avec des arrêts allant de cinq à quinze jours selon les sites.
Pourquoi Stellantis freine sa production
Le groupe né de la fusion entre PSA et Fiat Chrysler traverse une période compliquée sur le marché européen de l’automobile. La demande de véhicules électriques ralentit plus vite que prévu, tandis que les chaînes d’approvisionnement en batteries restent tendues pour plusieurs constructeurs. Résultat : certaines usines tournent au ralenti faute de pièces suffisantes pour assembler les véhicules commandés.
À cela s’ajoute un problème plus commercial : la nouvelle génération de la Peugeot 308 peinerait à convaincre les acheteurs, dans un contexte où les SUV à grande autonomie ont la préférence des Français. Une tendance qui pousse les constructeurs à revoir leurs volumes de production à la baisse pour éviter de stocker des véhicules invendus.
Ce que signifie le chômage partiel pour les salariés
Concrètement, le chômage partiel (ou activité partielle) permet à une entreprise de suspendre temporairement tout ou partie de son activité sans licencier ses employés. Les salariés concernés perçoivent une indemnisation compensant en partie la perte de salaire, financée conjointement par l’entreprise et l’État. Ce dispositif, largement utilisé pendant la crise sanitaire, reste un outil classique pour absorber les baisses ponctuelles de production dans l’industrie automobile.
Pour les milliers de salariés des sites de Sochaux, Rennes et Mulhouse, cela signifie plusieurs jours sans se rendre à l’usine, avec une rémunération réduite par rapport à un salaire habituel. Les syndicats devraient être attentifs aux modalités précises de compensation et à la durée réelle de ces arrêts.
Un contexte tendu pour l’industrie automobile française
Cette annonce intervient alors que plusieurs constructeurs installés en France, dont Renault et Stellantis, multiplient les ajustements de production ces derniers mois. Entre transition vers l’électrique, coûts de production élevés et concurrence internationale, notamment chinoise, le secteur cherche son équilibre. Pour les habitants des bassins d’emploi concernés, ces décisions ravivent les inquiétudes sur l’avenir des sites industriels français.
Reste à savoir si ces arrêts resteront ponctuels ou s’ils annoncent des ajustements plus durables de la production chez Stellantis. Les prochaines semaines devraient apporter des précisions sur le calendrier exact et les mesures d’accompagnement prévues pour les salariés concernés.