Qu’est-ce qu’on regarde ce soir ? “Dirty Dancing” sur TMC

En plein été 1963, Bébé (Jennifer Grey) débarque avec ses parents et sa frangine dans un camp de vacancier·ère·s huppé·e·s. Entre parties de bridge et dîner spectacle, la jeune femme tombe sous le charme du prof de danse, un bad boy tout en...

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En plein été 1963, Bébé (Jennifer Grey) débarque avec ses parents et sa frangine dans un camp de vacancier·ère·s huppé·e·s. Entre parties de bridge et dîner spectacle, la jeune femme tombe sous le charme du prof de danse, un bad boy tout en sueur (le regretté Patrick Swayze), qui s’empresse de lui enseigner en cachette, le temps de quelques chorégraphies cultes, le sens du rythme et la passion amoureuse.

Rom-com mythique des années 1990 au même titre que Pretty Woman (1990), Dirty Dancing a bien plus à offrir que ses dialogues fleur bleue et ses déhanchés suggestifs. S’il a marqué des générations d’ados dans ces années-là – qui se souviennent par cœur des répliques de la VF, de “Ca, c’est mon espace de danse; ça, c’est ton espace de danse. Tu n’envahis pas mon espace, je n’envahis pas ton espace” au cultissime “On ne laisse pas bébé dans un coin” –, c’est parce qu’il proposait à voir l’émancipation d’une jeune femme “ordinaire” par la danse et la sensualité. Ici, ce n’est pas Penny (la grande blonde) l’héroïne du film, mais Bébé (la petite brune aux cheveux bouclés), a priori à des années lumières du stéréotype hollywoodien. Elle porte des Keds blanches, marche sur les pieds de son coéquipier et ne connaît pas (encore) grand chose du monde.

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Sororité

Film d’apprentissage, que certain·e·s jugent aujourd’hui à la lumière des luttes féministes, Dirty Dancing met le désir féminin au centre du récit, sur sa trame principale, mais pas seulement. C’est d’ailleurs en coulisses que l’histoire se joue, lorsque, apprenant la grossesse non désirée de Penny, Bébé se voit contrainte de faire appel à son papa médecin. Introduire la question de la contraception et celle de l’IVG en plein film sur la naissance du désir pourrait nous faire lever les yeux au ciel. Pourtant la manière dont la scénariste Eleanor Bergstein aborde le sujet est plutôt novatrice à une époque (l’histoire se déroule en 1963) où l’avortement est encore illégal (il ne sera légalisé dans les 50 états qu’en 1973). Encore ici, ce sont les femmes qui décident de ce qu’elles font de leur corps, un peu aidées certes, mais quand même.

On peut aussi débrancher son cerveau et se refaire chacune des choré en hurlant “Be my baby, be my babyyyy nowww, oh oh oh”, c’est bien aussi.

Dirty Dancing d’Emile Ardolino, lundi 14 juin à 21 h 15, sur TMC