“Smile” : un 1er film qui conjugue l’effroi à l’obsession

C’est une idée bien connue et exploitée dans le domaine de l’horreur : le sourire a quelque chose d’affreusement angoissant. Seulement ici, ni poupées démoniaques, ni clowns maléfiques, le sourire se fige sur des visages humains. Le mal se...

“Smile” : un 1er film qui conjugue l’effroi à l’obsession

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C’est une idée bien connue et exploitée dans le domaine de l’horreur : le sourire a quelque chose d’affreusement angoissant. Seulement ici, ni poupées démoniaques, ni clowns maléfiques, le sourire se fige sur des visages humains. Le mal se transmet par le smile.

Le 1er film de Parker Finn, Smile, tente ainsi de prendre de front le motif du sourire pour en faire un horrible rictus annonciateur de la présence des ténèbres. Il en devient sa représentation physique et déclenche par automatisme une menace immédiate. 

Crise d’angoisse prolongée

Tout commence par un violent suicide. Une psychiatre, jouée par Sosie Bacon (fille de Kevin Bacon et Kyra Sedgwick), reçoit une nouvelle patiente et la séance tourne vite au cauchemar : elle se tranche la gorge, large sourire imperturbable, regard fixe. La malédiction est transmise. On ne lâche alors plus d’une semelle le personnage de Sosie Bacon, présente dans chaque scène, moins pour nous entraîner dans sa descente aux enfers que pour faire l’expérience d’une crise d’angoisse prolongée.

La médecin est devenue patiente, celle qu’on ne croit plus. Toute cette opération d’inversion des rôles propose un intérêt discursif sur les perceptions de l’autre, ses croyances et ses potentiels dangers. Malgré tout, Smile cale dans la manière qu’il a d’exprimer son effroi, rédigeant son petit manuel des outils horrifiques : les jump scare vides de sens, la caution animal domestique sacrifié, les séquences à tiroirs de réalité… 

Obsession

Étonnamment, la proposition tient ses promesses ailleurs, en se déplaçant vers un territoire d’investigation. Le film vire à l’obsession, celle d’une enquête pour mettre fin à une malédiction qui procède avec des schémas opératoires, comme le fait un serial killer. Peu à peu, le film dessine plusieurs sorties possibles, et remet entre les mains de son personnage la responsabilité de son issue finale. C’est certes habile, mais surtout dommage de voir qu’après tout ce chemin parcouru, on nous emmène vers une conclusion aussi grossièrement freudienne. Sourire forcé du démon ?

Smile de Parker Finn en salle le 28 septembre