SNCF : une prime de 400 euros annoncée à deux jours d’une grève qui s’annonce dure, les perturbations pourront-elles être évitées ?

À deux jours de la grève du 5 novembre, la direction de la SNCF a dégainé une prime de 400 euros pour l'ensemble des cheminots, assortie de revalorisations ciblées. L'objectif est clair : utiliser cette prime de 400 euros SNCF comme soupape...

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À deux jours de la grève du 5 novembre, la direction de la SNCF a dégainé une prime de 400 euros pour l'ensemble des cheminots, assortie de revalorisations ciblées. L'objectif est clair : utiliser cette prime de 400 euros SNCF comme soupape pour réduire l'ampleur du mouvement et limiter les annulations de trains déjà annoncées pour jeudi.

SNCF : Pourquoi les cheminots maintiennent la pression le 5 novembre ?

Cette prime de partage de la valeur doit être versée fin novembre, après une 1ère prime de 100 euros décidée à la suite de la grève du 10 juin. Elle s'accompagne d'une hausse de 5% des allocations de frais kilométriques et de 2% des indemnités de nuit, dimanches et jours fériés pour environ 100.000 salariés en horaires décalés. Les syndicats maintiennent pourtant leur appel à 24 heures de grève, laissant planer l'incertitude sur le niveau réel de perturbations.

Le 5 novembre s'inscrit dans une journée interprofessionnelle contre la vie chère, mais à la SNCF, la colère vise d'abord les salaires. L'intersyndicale (CGT, Unsa Ferroviaire, Sud-Rail, CFDT) dénonce un « déclassement social » des cheminots, avec des rémunérations jugées trop faibles face à l'inflation. L'Unsa réclame une hausse générale de 2,6% pour tous, tandis que Sud-Rail demande 400 euros de plus par mois pour chaque salarié, ainsi que davantage de recrutements et une amélioration des conditions de travail.

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