Tomasa Alberto, 70 ans, retraitée et en colocation avec 3 personnes : "Il faut s'y faire et rester très positive"

Une fois à la retraite, c’est une toute nouvelle vie qui commence. Mais cette dernière n’est pas toujours comme on la décrit. Pour beaucoup, cette période est le début d’une vie tranquille après des années à travailler. Cependant, tout dépend...

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Une fois à la retraite, c’est une toute nouvelle vie qui commence. Mais cette dernière n’est pas toujours comme on la décrit. Pour beaucoup, cette période est le début d’une vie tranquille après des années à travailler. Cependant, tout dépend de ta pension. En effet, si certains peuvent se la couler douce avec une retraite confortable, d’autres n’ont pas ce luxe. Face à un pouvoir d’achat qui est loin d’être au rendez-vous et aux charges, la vie devient très vite compliquée. Une difficulté à laquelle s’ajoute le loyer. Et dans certaines régions, ils sont loin d’être donnés. Ce qui pousse certains à se tourner vers la colocation. C’est notamment le cas pour Tomasa Alberto, une retraitée de 70 ans.

Tomasa Alberto contrainte à la colocation pour boucler les fins de mois

À 70 ans, Tomasa Alberto a dû revoir toute son existence pour continuer à garder un toit sur la tête. Lors de son passage dans l’émission Herrera en COPE, cette retraitée espagnole a raconté son quotidien. Une vie rythmée par sa modeste pension de 650 euros par mois. Une somme qui l'a forcée à quitter son logement pour s'installer à Móstoles, dans la banlieue de Madrid. En effet, il est impossible pour elle d'assumer seule un loyer classique. Raison pour laquelle la retraitée a décidé de partager désormais son appartement avec trois autres colocataires et débourse 250 euros pour sa seule chambre. “Il faut s'y faire et être très positif”, a-t-elle confié. Un choix par nécessité plutôt que par plaisir, qu'elle affronte avec philosophie en ajustant chaque dépense au centime près pour réussir à joindre les deux bouts. 

Retraite : la colocation, une solution pour rompre avec la solitude

La vie de Tomasa Alberto est loin d’être de tout repos. Avec sa petite pension, elle doit constamment faire attention à son budget. Toutefois, au milieu des galères de budget, Tomasa a réussi à dégoter une vraie lueur d'espoir. Il s’agit de la présence des autres. Loin de s'enfermer dans l'amertume, la septuagénaire tire un réconfort immense de cette vie partagée. Pour la retraitée, le fait de ne pas vieillir seule reste sa plus belle victoire. Ce qui n'était au départ qu'un arrangement financier s'est métamorphosé en un cocon réconfortant. Un endroit où ses colocataires sont devenus, au fil des jours, une véritable ”petite famille”. Jamais la retraitée n'aurait imaginé adopter ce mode de vie à son âge. Une idée qu’elle ne voit plus de la même façon.

Une véritable norme en Espagne

Face à la tension du marché de la location, la colocation à grande échelle franchit un palier historique en Espagne. Et les données publiées par le spécialiste Fotocasa le montrent clairement. En effet, ces dernières dévoilent un changement d'échelle saisissant. La proportion de foyers réunissant quatre occupants ou plus a été multipliée par plus de deux entre 2024 et 2025, touchant aujourd'hui 14 % des locataires. Ce panorama redessine les trajectoires individuelles et familiales. Faute d'options accessibles en solo, le maintien chez les parents demeure le refuge ultra-majoritaire pour 44 % des usagers, quand 30 % préfèrent s'orienter vers la cohabitation entre tiers pour alléger la quittance. Une solution qui permet aux retraités d’alléger les dépenses mais d’avoir de la compagnie à une période où la solitude représente un véritable danger.