Avant le 2e tour des régionales, Mélenchon et les Insoumis ciblés à gauche
POLITIQUE - Les régionales réactivent décidément certaines fractures à gauche. Après le “barrage contre l’extrême gauche” voulu par les candidats LR en mauvaise posture, ce sont aujourd’hui des personnalités du PS (ou ex-PS) qui disent leur...
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POLITIQUE - Les régionales réactivent décidément certaines fractures à gauche. Après le “barrage contre l’extrême gauche” voulu par les candidats LR en mauvaise posture, ce sont aujourd’hui des personnalités du PS (ou ex-PS) qui disent leur refus de toute alliance avec Jean-Luc Mélenchon et la France insoumise pour le second tour des régionales.
Dès sa nette victoire dimanche avec presque 40% des voix recueillies, la présidente sortante de la région Occitanie Carole Delga a assuré qu’elle ne ferait pas alliance avec le reste de la gauche, notamment les Insoumis arrivés en 6e position. “Je l’ai dit avant le 1er tour: mon projet n’est pas compatible avec les propos de Jean-Luc Mélenchon″, a-t-elle affirmé au Monde lundi 21 juin. Contrairement à Audrey Pulvar en Ile-de-France ou Najat Vallaud-Belkacem en Auvergne-Rhône-Alpes, l’ancienne maire de Martres-Tolosane n’a pas forcément besoin de l’appui des écolos ou de LFI pour être sûre de l’emporter.
“Une faute politique” pour Valls
Une position clivante qui a été appuyée par d’autres personnalités socialistes ou ex-socialistes, à commencer par l’ancien 1er ministre Manuel Valls qui évoque une “faute politique et morale”.
“S’allier avec ceux qui font preuve d’ambiguïté dans le soutien aux politiques sur la question de la laïcité, sur la question de la lutte contre l’islamisme, de la lutte contre antisémitisme, sur tous ces sujets qui sont au cœur du débat identitaire ou du débat républicain, s’allier avec cette gauche-là est une faute politique”, a-t-il estimé mardi.
▶ #Regionales2021 en #IledeFrance : le retour des gauches irréconciliables ?
— LCI (@LCI) June 22, 2021
???? @manuelvalls
"L'alliance avec @JLMelenchon et ses amis est une faute politique et morale"
????#Le20HDeDariusRochebin cc @DariusRochebinpic.twitter.com/fWBEmHGMkt
Juliette Méadel, ancienne secrétaire d’Etat de Manuel Valls, est elle aussi revenue sur cette théorie des “gauches irréconciliables”. “Moi, telle que je suis, au centre de la gauche, je ne voterai pas pour La France Insoumise, [...] C’est une gauche qui déteste la gauche (...) C’est un parti qui vise l’éradication de la gauche”.
Elle met en cause, les “problèmes démocratiques” internes au parti et juge que Jean-Luc Mélenchon “il y a 5 ans était un républicain” mais qu’aujourd’hui “il a changé”.
“Se débarrasser de Jean-Luc Mélenchon”
Laurence Rossignol, elle aussi ancienne ministre de Manuel Valls, a elle proposé “d’aider les militants de la France insoumise à se débarrasser de Jean-Luc Mélenchon pour la présidentielle”.
“Le plus tôt sera le mieux. Il mène la gauche nulle part. Il bloque une partie de l’électorat de bonne foi. Il ne crée pas les conditions nécessaires pour que la gauche accède au 2ème tour” a constaté la vice-présidente du Sénat.
???? "Il faut aider les militants de la France insoumise à se débarrasser de Jean-Luc Mélenchon pour la présidentielle. Il mène la gauche nulle part."@laurossignol, sénatrice @partisocialiste et vice-présidente du @Senat
— Caroline Roux (@Caroline_Roux) June 23, 2021
▶ #Les4Vpic.twitter.com/s7ZABVUm3P
“Je ne ferai jamais alliance et je n’ai jamais fait alliance avec les Insoumis aux élections municipales”, a aussi déclaré sur Franceinfo la maire PS de Paris Anne Hidalgo, qui a confié : “Les propos souvent très violents de Jean-Luc Mélenchon me heurtent, continueront à heurter”. Elle a toutefois précisé soutenir l’union de la gauche menée au second tour par l’écologiste Julien Bayou en Île-de-France, à laquelle participent l’Insoumise Clémentine Autain et Audrey Pulvar, candidate qu’Anne Hidalgo soutenait au 1er tour.
Mardi, le 1er secrétaire du PS Olivier Faure avait aussi taclé Jean-Luc Mélenchon sur RTL: “J’espère que les uns et les autres comprennent qu’à un moment, il peut devenir un problème, y compris pour eux”. Mais il avait aussi relativisé : “Clémentine Autain n’est pas Jean-Luc Mélenchon, et même lui n’est pas non plus un tyran sanguinaire qui va venir manger les petits enfants”.
A voir également sur Le HuffPost: “J’espère que ce procès va les étrangler”, les Insoumis au tribunal pour soutenir Obono contre Valeurs Actuelles.
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